Lady Sir: «Ra­chi­da n’est pas une énième ac­trice qui se met à chan­ter

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Le Journal De L' Été - LAURENT AMAL­RIC la­mal­ric@ni­ce­ma­tin.com

Lors­qu’ils s’ex­priment, Gaë­tan Rous­sel et Ra­chi­da Brak­ni donnent à leurs pa­roles le temps de cor­ro­der len­te­ment l’épais­seur de l’ar­mure de leur in­ter­lo­cu­teur. Entre pauses, ré­flexions et sou­rires com­plices, le lea­der de Louise At­taque et la co­mé­dienne-chan­teuse, dé­tri­cotent le film de leur ren­contre. Vec­teur ar­tis­tique pri­mor­dial de­puis tou­jours pour Gaë­tan afin de « dé­ve­lop­per les émo­tions ». « Ra­chi­da avait prou­vé avec son pre­mier al­bum [sor­ti en 2012 et co­écrit par son ma­ri Eric Can­to­na, Ca­li et Ro­dolphe Bur­ger, N.D.L.R.] qu’elle n’était pas une énième ac­trice qui se met à chan­ter. Ce n’était pas une ré­créa­tion. L’idée d’un disque en­semble a fi­ni par de­ve­nir une évi­dence, d’au­tant que je n’avais ja­mais été as­so­cié de A à Z à une autre voix », ra­conte le mu­si­cien né voi­ci 44 ans à Ro­dez. Trois mois après sa sor­tie, la ré­colte cri­tique et pu­blique est bonne pour le fruit de leur tra­vail sous ban­nière Lady Sir. « Même si notre al­bum s’était fait dé­mo­lir, j’en se­rais res­tée hy­per-fière. C’est quelque chose qui m’ha­bi­te­ra et fe­ra par­ti de moi jus­qu’au bout », jure Ra­chi­da. Le soir même, elle pour­sui­vra le dia­logue au­tour de sa riche ex­pé­rience créa­tive face aux spectateurs char­més des Nuits Blanches du Tho­ro­net or­ga­ni­sées avec maes­tria par Jean Gui­ber­gia. La confir­ma­tion que Lady Sir ne pou­vait res­ter can­ton­né aux be­so­gneuses séances stu­dio de Paris à Lis­bonne, et se de­vait de vivre au grand air. « Avec Ra­chi­da, sans se le dire, je suis convain­cu que l’on a plein de points com­muns, dont ce­lui de vou­loir in­car­ner les choses qu’on écrit. Et puis on vient tous les deux de la scène. Qu’elle soit pop ou théâ­trale », opine Gaë­tan. Le soir-même Eric Can­to­na n’est pas là pour sif­flo­ter comme il le fait ver­sion CD sur Je rêve d’ailleurs. Com­pen­sa­tion, Ra­chi­da dé­voile au pu­blic que c’est bel et bien son cher et tendre qui signe Le Temps passe, single de l’al­bum in­ter­pré­té un peu plus tard. « Les pa­roles sont cré­di­tées Au­gust Rau­rich, mais en vé­ri­té c’est le pseu­do d’Eric qui ne vou­lait pas s’ex­po­ser aux cri­tiques », ré­vèle ma­dame qui avait dé­jà bé­né­fi­cié de sa plume pour son al­bum so­lo.

Va­cances com­plices au Por­tu­gal

Quant à Gaë­tan qui s’est es­sayé à la ra­dio sur RTL 2 via Clap Hands, l’an­tenne est cou­pée. « J’avais dit dès le dé­part que c’était pour une sai­son. Pré­pa­rer une émis­sion c’est énor­mé­ment de bou­lot et mon mé­tier c’est de faire des chansons, des col­la­bo­ra­tions... Je dois m’at­te­ler à mon troi­sième al­bum so­lo », sou­ligne Gaë­tan, mul­ti­pri­mé aux Vic­toires de la mu­sique 2011 pour Gin­ger. Pen­dant ce temps, Ra­chi­da compte bien pour­suivre la mise en scène, après De Sas en Sas, drame so­cial qui a im­pri­mé les écrans en fé­vrier der­nier. Cet été, une fois les am­plis éteints, pas­sées les Fran­co­fo­lies de La Ro­chelle sa­me­di, ces deux-là se re­trou­ve­ront éga­le­ment en mode va­cances du cô­té du Por­tu­gal où, rin­cés de Paris, Ra­chi­da, Eric Can­to­na et leurs deux en­fants se sont ins­tal­lés de­puis un an. Une ami­tié gage d’un se­cond disque es­tam­pillé Lady Sir.

(Photo Luc Bou­tria)

Epin­glés ce wee­kend aux Nuits Blanches du Tho­ro­net, Ra­chi­da Brak­ni et Gaë­tan Rous­sel « s’en­cadrent » plus que bien de­puis la sor­tie de leur pre­mier al­bum Ac­ci­den­ta­ly Yours en avril der­nier.

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