Un fils Trump ad­met avoir ac­cep­té l’aide de Mos­cou pour nuire à Clin­ton

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Monde -

Le fils aî­né du pré­sident amé­ri­cain Do­nald Trump a ad­mis mar­di avoir vo­lon­tai­re­ment ren­con­tré une avo­cate pré­sen­tée comme émis­saire du gou­ver­ne­ment russe, ap­pa­rem­ment dé­si­reux de four­nir au can­di­dat ré­pu­bli­cain des in­for­ma­tions com­pro­met­tantes sur sa ri­vale pré­si­den­tielle, Hilla­ry Clin­ton. Dans un ex­tra­or­di­naire re­bon­dis­se­ment de l’af­faire qui em­poi­sonne le man­dat du 45e pré­sident des Etats-Unis, son fils Do­nald Jr., 39 ans, a pu­blié de lui-même sur Twit­ter quatre pages de mes­sages échan­gés en juin 2016 avec un in­ter­mé­diaire bri­tan­nique, après avoir été in­for­mé par le New York Times de leur di­vul­ga­tion im­mi­nente par le quo­ti­dien. Mais les mes­sages ont im­mé­dia­te­ment en­flam­mé Wa­shing­ton. Au Ca­pi­tole, le mot de tra­hi­son n’était plus ta­bou pour cer­tains dé­mo­crates. « Nous sommes au-de­là de l’en­trave à la jus­tice. Nous en­trons dans le par­jure, les fausses dé­cla­ra­tions et peut-être même la tra­hi­son », a dé­cla­ré le sé­na­teur dé­mo­crate Tim Kaine, an­cien co­lis­tier de Hilla­ry Clin­ton, sur CNN. Le fils Trump, qui co­di­rige avec son frère le groupe fa­mi­lial et fut un conseiller om­ni­pré­sent de son père lors de la cam­pagne, de­vrait être ap­pe­lé ra­pi­de­ment à s’ex­pli­quer sous ser­ment de­vant le Congrès.

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