La plage Bar­ry à Ban­dol, à l’ori­gine du pre­mier sca­phandre au­to­nome

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Le Journal de L’été - JEAN-MARC VINCENTI jm­vin­cen­ti@ni­ce­ma­tin.fr

C’est l’une des plus in­ti­mistes mais aus­si la plus cé­lèbre (pour les plon­geurs sous­ma­rins du moins) des plages de Ban­dol. Pa­ra­doxa­le­ment la moins connue aus­si. Bar­ry s’étend sur une qua­ran­taine de mètres de ga­lets entre deux pe­tits pins. Elle offre une vue im­pre­nable sur l’île de Ben­dor. On peut y ve­nir de Ban­dol à pied. Elle est si­tuée sur le sen­tier du lit­to­ral, tout près des courts du club de ten­nis mu­ni­ci­pal. À quelques en­ca­blures et criques, à dos de dau­phin, de sa voi­sine Re­ne­cros, un peu plus scin­tillante et éten­due il est vrai. Mais l’His­toire est tê­tue. C’est à Bar­ry que sont as­so­ciées les paillettes et les stars. Sur la pro­me­nade qui do­mine la pe­tite plage, un mo­nu­ment et sa plaque de bronze, sur la­quelle est gra­vé un des­sin re­pré­sen­tant trois plon­geurs sous-ma­rins, battent le rap­pel. « Ici en 1943, les pion­niers de la plon­gée sous-ma­rine, J.-Y. Cous­teau, F. Dumas, P. Tailliez, pro­cé­dèrent aux es­sais du sca­phandre au­to­nome », est-il gra­vé en lettres ca­pi­tales. Un bain de mer dans le sillage des Mous­que­mers ça vous dit ? C’est pos­sible et c’est car­ré­ment la classe non ? « Pierre Tailliez et Jean-François Cous­teau (le fils du com­man­dant NDLR) ve­naient plon­ger ici il y a une ving­taine d’an­nées. On voit aus­si tous les ans de nom­breux Al­le­mands, at­ta­chés au sym­bole », ra­conte Al­ba Ger­baud, une autre « ins­ti­tu­tion » de la plage. Ce­la fait 22 ans que de fin avril à oc­tobre, elle sta­tionne tous les jours (sauf le mar­di), son food­truck bleu Le Far­niente (elle a dé­jà usé une ca­ra­vane et un ca­mion) et dé­ploie une pe­tite ter­rasse avec vue mer sur la pla­cette at­te­nante d’où la plage est ac­ces­sible par deux es­ca­liers et un che­min en pente. « Ilyau­nes­prit vil­lage ici, glisse-t-elle. Beau­coup de Ban­do­lais et des tou­ristes fré­quentent cette plage d’ha­bi­tués, par­ti­cu­liè­re­ment adap­tée aux en­fants que l’on peut sur­veiller fa­ci­le­ment. J’y ai ga­gné de nom­breux amis. L’am­biance est fa­mi­liale. »

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