Qu’est-ce qu’ils sont pé­nibles !

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Détente -

Au fron­ton de nos mo­nu­ments pu­blics, la pé­ni­bi­li­té, ob­jet de toutes les sol­li­ci­tudes du pou­voir, de­vrait lo­gi­que­ment rem­pla­cer la li­ber­té que ne cessent de ré­duire les nou­veaux textes. Pé­nible de voir, en moins de trois se­maines, le lo­ca­taire de l’Hô­tel de Ma­ti­gnon contraint de man­ger par deux fois son cha­peau avec la dé­mis­sion de quatre mi­nistres im­por­tants puis le re­pê­chage in ex­tre­mis des deux prin­ci­pales pro­messes fis­cales. Pé­nible qu’un pays ma­jo­ri­tai­re­ment à droite se re­trouve gou­ver­né par une gauche qui n’ose plus dire son nom de peur qu’on se sou­vienne qu’elle ins­pi­ra et sou­tint le plus ca­la­mi­teux Pré­sident de la Ve Ré­pu­blique. Pé­nible de de­voir don­ner le contrôle de nos af­faires ou bien à des no­vices qui ne connaissent rien à rien, ou bien à des ex­perts ayant ac­cu­mu­lé les fias­cos. Pé­nible que la to­ta­li­té de notre im­pôt sur le re­ve­nu ne serve plus qu’à payer les in­té­rêts de la dette pu­blique. Pé­nible de se ser­rer un peu plus la cein­ture alors qu’on nous avait pro­mis qu’on al­lait pou­voir en­fin res­pi­rer plus li­bre­ment. Pé­nible que des di­ri­geants soi-di­sant at­ta­chés à la laï­ci­té n’at­tendent plus de nous que le mot amen. Pé­nible que la loi Tra­vail, hé­ri­tée du ré­gime pré­cé­dent, ne fa­vo­rise l’em­bauche que de quelques tech­no­crates. Pé­nible que la mo­ra­li­sa­tion ne soit même plus au pro­gramme et qu’on en soit ré­duit à amu­ser le ta­pis avec des jeux Olym­piques hors quin­quen­nat.

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