Man­dan­da : « C’était une évi­dence que je de­vais ren­trer »

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Sports -

Après une an­née ga­lère à Crys­tal Pa­lace en Pre­mier League, du­rant la­quelle il s’est bles­sé au ge­nou, res­tant six mois sans jouer, Steve Man­dan­da a si­gné pour trois sai­sons à l’OM.

Ce re­tour, c’est une évi­dence pour vous ? Il faut croire que oui. Dès les pre­miers contacts, c’était une évi­dence que je de­vais ren­trer. C’était le mo­ment de ten­ter autre chose, avec cette pos­si­bi­li­té de re­ve­nir pour vivre un pro­jet co­hé­rent qui a été mis en place. Quand l’op­por­tu­ni­té s’est pré­sen­tée, la ré­flexion n’a pas été longue. Comment vous sen­tez­vous après six mois sans jouer ? Même si je n’ai pas joué de­puis un mo­ment, je me sens très bien. Ce que j’ai fait à cô­té m’a per­mis d’éva­cuer la frus­tra­tion, pré­pa­rer mon re­tour et en­chaî­ner sur une grande sai­son. Du­rant cette pé­riode, où il m’est ar­ri­vé des choses que je n’avais ja­mais connues, puis­qu’en neuf sai­sons à l’OM, je crois que je n’avais man­qué que deux matches, cer­tains m’ont un peu en­ter­ré... Ce qui ren­force ma dé­ter­mi­na­tion à faire quelque chose de grand, en adé­qua­tion avec les am­bi­tions de l’OM. Re­gret­tez-vous d’être par­ti à Crys­tal Pa­lace ? Avec le re­cul, je pense que ce que j’ai vé­cu est quelque chose d’en­ri­chis­sant. C’était certes frus­trant, dif­fi­cile même. Mais on ap­prend de chaque si­tua­tion. C’est la pre­mière fois que je suis confron­té à ça, être écar­té d’un groupe. Il faut avoir la force de ca­rac­tère de ne pas cra­quer. J’étais face à deux op­tions : aban­don­ner ou me battre. J’ai choi­si la se­conde. Que pen­sez-vous de Yo­hann Pe­lé, le ti­tu­laire de la sai­son pas­sée ? J’ai vu pra­ti­que­ment tous les matches et ‘‘Yo’’ a fait une très, très grande sai­son. Il a été très per­for­mant et l’OM lui doit d’avoir ter­mi­né cin­quième. Je viens à peine d’ar­ri­ver, nous nous sommes croi­sés et nous n’avons pas en­core eu l’oc­ca­sion de par­ler en­semble. Mais nous par­tons en stage et nous au­rons l’oc­ca­sion de dis­cu­ter. De toute fa­çon, nous nous connais­sons très bien. Nous sommes deux gar­çons in­tel­li­gents et ce n’est pas à moi d’évo­quer le su­jet de qui se­ra le n°. L’équipe de France, vous y pen­sez en­core ? Je ne vais pas brû­ler les étapes. Je re­trouve le ter­rain avec l’en­vie, mais je ne vais pas m’en­flam­mer. Il y a d’abord l’ob­jec­tif d’être prêt pour le  juillet (date du match al­ler du e tour pré­li­mi­naire de la Ligue Eu­ro­pa, ndlr)

et en­suite, en­chaî­ner sur le cham­pion­nat et faire une grande sai­son. Je me suis fixé des ob­jec­tifs per­son­nels, que je compte at­teindre. Ru­di Gar­cia a dit que pour lui, un gar­dien ne pou­vait pas être ca­pi­taine, ce­la change-t-il quelque chose pour vous qui l’avez été avant de par­tir ? Si le coach l’a dit, on n’en parle plus. C’est vrai que j’ai por­té le bras­sard et don­né tout ce que je pou­vais sans ja­mais tri­cher. Main­te­nant, le coach a une autre vi­sion du rôle, ce­la ne m’em­pê­che­ra pas de res­ter moi-même.

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