Da­niel Be­noin: «Dire que Nice ne pour­ra ja­mais être dé­truite»

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Var - PRO­POS RE­CUEILLIS PARS.L.

Les ar­tistes se mo­bi­lisent. Ce soir, à 21 h 20, huit co­mé­diens vont don­ner de la voix à Nice. Pour Nice. Un cas­ting com­po­sé de Mi­chel Bou­je­nah, Mi­chèle La­roque, El­sa Zyl­ber­stein, Fran­çois Ber­léand, Mi­chel Le­grand, Pa­trick Ches­nais, Line Renaud et Pa­trick Tim­sit. Chaque ar­tiste va in­car­ner un texte (lire ci-contre) ré­di­gé par des plumes d’ici, comme Ro­main Ga­ry, et des plumes d’ailleurs tel Frie­drich Nietzsche et Le Gé­nie de la vic­toire qui évoque, entre autres, les «arbres ma­gni­fiques, au loin de grands édi­fices rou­geâtres, la mer et la baie des Anges à la courbe har­mo­nieuse ». Des écrits en hom­mage à la ci­té. Une lec­ture in­ti­tu­lée « Nice pour l’éter­ni­té ». Des mots pour ré­en­chan­ter ce monde. Le cas­ting a été choi­si par Da­niel Be­noin, di­rec­teur du théâtre An­théa à An­tibes. Il se­ra sur scène pour pré­sen­ter chaque texte.

Com­ment l’idée est-elle ve­nue ?

« Nice pour l’éter­ni­té », c’est l’idée de dire que Nice ne pour­ra ja­mais être dé­truite. Beau­coup d’au­teurs ont écrit en fai­sant l’apo­lo­gie de la ville. J’ai sé­lec­tion­né les textes les plus en­thou­siastes et je te­nais par­ti­cu­liè­re­ment, aus­si, à mettre en avant le cô­té cos­mo­po­lite de la ville. Cette ci­té qui a tant ac­cueilli, comme l’évoque Max Gal­lo. Quand j’ai pro­po­sé ce­la, on m’a tout de suite dit que c’était une bonne idée. Mais ce­la a pris beau­coup de temps. J’ai contac­té une quin­zaine d’amis, beau­coup ne pou­vaient pas être là en rai­son de leur plan­ning. Tous ceux qui avaient la pos­si­bi­li­té de le faire n’ont pas hé­si­té.

À quelques heures de l’hom­mage, dans quel état d’es­prit êtes-vous ?

Je me dis que c’est la moindre des choses que l’on pou­vait faire. On n’ou­blie rien. Les âmes de tous ces gens qui ont per­du la vie res­te­ront avec nous.

Se­lon vous, quelle se­rait la fonc­tion pre­mière des mots ?

Lut­ter contre l’obs­cu­ran­tisme. C’est notre fa­çon à nous de ré­sis­ter. Les mots sont là pour dire la ten­dresse, l’af­fec­tion pour Nice. Dans chaque mot, il se des­sine l’at­ta­che­ment que Nice pro­voque. Ce qui res­sort de « Nice pour l’éter­ni­té », c’est aus­si des au­teurs qui nous disent : « j’ai trou­vé la ville dans la­quelle je veux vivre ».

(Pho­to Franz Cha­va­roche)

Le di­rec­teur du théâtre d’An­tibes va pré­sen­ter, ce soir, les textes lus par huit co­mé­diens.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.