Re­vue et cor­ri­gée

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Détente -

Le dé­fi­lé du  juillet  res­te­ra dans les mé­moires comme ce­lui qui a mo­bi­li­sé le mi­ni­mum d’ef­fec­tif (  hommes et femmes) et sus­ci­té un maxi­mum d’en­nuis. Car c’est bien la pre­mière fois qu’on change le mi­nistre de tu­telle trois se­maines avant la des­cente des Champs-Ély­sées et que la veille du grand jour, le chef d’état­ma­jor gé­né­ral me­nace de rendre son ké­pi étoi­lé. Il faut dire que la coïn­ci­dence était plu­tôt fâ­cheuse qui fai­sait an­non­cer la coupe la plus sombre dans les cré­dits des mi­li­taires ( mil­lions d’eu­ros) au mo­ment pré­cis où ces der­niers s’ap­prê­taient à re­ce­voir l’hom­mage de la Na­tion. On peut donc pré­voir qu’en  et faute du nerf de la guerre, les che­vaux de la Garde ré­pu­bli­caine remplacent les ra­fales de la Pa­trouille de France. Sans doute Ni­co­las Hu­lot s’en fé­li­ci­te­ra-t-il en rap­pe­lant que le crot­tin est un meilleur en­grais que le ké­ro­sène. En­suite, comme dans les autres sec­teurs de la so­cié­té ci­vile il convien­dra de faire ap­pel au té­lé­tra­vail, seul ca­pable de faire ou­blier la des­truc­tion ou la vente de nos ca­sernes alors qu’on clai­ronne un ti­mide re­tour à la conscrip­tion. Des of­fi­ciers tra­vaillant chez eux pour­ront tro­quer l’uniforme contre le py­ja­ma et pré­fé­rer aux bottes des cha­ren­taises. Une ré­forme qu’im­po­sait dé­jà le temps de paix où il est connu que les gé­né­raux

meurent dans leur lit.

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