Lou Pan­taï: le cam­ping qui voit la vie en vert

Ins­tal­lé au Pradet, le « pe­tit cam­ping de charme » Lou Pan­taï a choi­si de faire du tou­risme éco-res­pon­sable « sans prise de tête » sa marque de fa­brique

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - L’été Des Campings - P.-H.C. phcoste@ni­ce­ma­tin.fr Pho­tos : Hé­lène Dos San­tos

Sou­vent, les clients sont sur­pris de dé­cou­vrir que sur la Côte d’Azur, il reste des pe­tits coins de cam­pagne comme ici. »En un sou­rire, Na­tha­lie Ar­tayet ré­sume ce qui fait le charme du pe­tit cam­ping qu’elle di­rige avec son ma­ri Pierre-Gilles au Pradet. Ici, on est loin des usines à tou­ristes où les vacances se consomment hors-sol. « Nous, en re­pre­nant ce cam­ping il y a huit ans, on a vou­lu s’ins­crire dans le ter­ri­toire, ex­plique Na­tha­lie. Ça passe par une dé­marche éco-res­pon­sable et des liens avec ce qui fait la ri­chesse du Pradet : la pré­ser­va­tion de son en­vi­ron­ne­ment. »

Cham­pion de l’éco-la­bel eu­ro­péen

Con­crè­te­ment, le cam­ping, qui est le pre­mier en France à af­fi­cher le pre­mier éco-la­bel eu­ro­péen nou­velle gé­né­ra­tion (et qui avait été le pre­mier de Pa­ca à avoir l’an­cien éco­la­bel), mul­ti­plie les pe­tits gestes à l’égard de la pla­nète. «Par exemple, on s’oc­cupe de notre ter­rain sans pro­duits chi­miques pol­luants. On ar­rose au goutte-à-goutte. On a des pan­neaux so­laires pour chauf­fer l’eau. On in­vite aus­si les clients à dé­po­ser leurs dé­chets verts dans un com­pos­teur… ou on leur de­mande de ve­nir cher­cher les frites avec un sa­la­dier pour ne pas gas­piller des bar­quettes. Mais on fait tout ça sans leur prendre la tête. » Et ça marche ! Af­fi­chant clai­re­ment les cou­leurs de la pré­ser­va­tion de l’en­vi­ron­ne­ment, le cam­ping pra­dé­tan en a fait sa marque de fa­brique… et la clé de son suc­cès pour rem­plir ses 64 em­pla­ce­ments.

Am­biance calme et res­pec­tueuse de l’en­vi­ron­ne­ment

« Les clients sont de plus en plus sen­sibles à ces ques­tions, ana­lyse Na­tha­lie Ar­tayet. Ils nous disent qu’ils se sentent bien ici dans une am­biance calme et res­pec­tueuse de la na­ture. Pour exis­ter face aux grosses struc­tures, il faut vendre des va­leurs et pro­po­ser des choses que les tou­ristes ne vont

C’est plus agréable d’avoir des clients avec les­quels on par­tage des va­leurs et des fa­çons de pen­ser ”

pas trou­ver ailleurs. » Au-de­là du pa­ri com­mer­cial, Na­tha­lie et Pier­reGilles en font un art de vivre. « Nous, on passe toute l’an­née ici, alors on a aus­si en­vie de s’y sen­tir bien. Et c’est plus agréable d’avoir des clients avec qui on par­tage des va­leurs et des fa­çons de pen­ser. Ça nous per­met de faire des belles ren­contres. » Des ren­contres et des sou­ve­nirs que le couple et sa clien­tèle se fa­briquent aus­si à l’ex­té­rieur du cam­ping. « On ne pro­pose pas des grosses soi­rées dis­co, des ins­tal­la­tions de luxe ou des clubs pour oc­cu­per les en­fants toute la jour­née, mais des cours de yo­ga, des ran­don­nées avec les éco­garde de la Colle noire, des vi­sites d’ex­ploi­ta­tion agri­coles ou des ate­liers de per­ma­cul­ture par exemple. On tra­vaille aus­si avec des chan­tiers d’in­ser­tion pour faire dé­cou­vrir aux tou­ristes le tra­vail dans les oli­ve­raies. Je suis sûre qu’on est les seuls dans le Var à of­frir ce type d’ac­ti­vi­tés. Et j’ai la cer­ti­tude que pour nos clients qui ont be­soin de se res­sour­cer, ça leur laisse des sou­ve­nirs de vacances bien plus forts qu’un beau pay­sage. »

Au Pradet, le cam­ping cultive l’art de vivre ses vacances dans le calme et le res­pect de l’en­vi­ron­ne­ment. Une vo­lon­té qui passe par ses en­ga­ge­ments éco-res­pon­sables, sa dé­co en ma­té­riaux re­cy­clés… et son bac à com­pos­ter les dé­chets verts.

Na­tha­lie et Pierre-Gilles Ar­tayet, ont re­pris Lou Pan­taï il y a  ans et ont tout de suite pen­sé éco-res­pon­sable.

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