Un des pi­liers de la nou­velle gé­né­ra­tion du jazz

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Le Journal De L'été -

L’an der­nier, le chan­teur gui­ta­riste Hugh Colt­man a eu le re­dou­table hon­neur de re­lan­cer Jazz à Juan quelques jours après l’at­ten­tat du 14-Juillet. Hier soir, un an plus tard, il a ré­in­ves­ti cette même scène avec le French quar­ter, un groupe for­mé pour prou­ver le re­nou­veau du jazz fran­çais. Après avoir re­vi­si­té le ré­per­toire du chan­teur Nat King Cole, Hugh re­vient de la Nou­velle-Orléans où il a choi­si d’en­re­gis­trer son nou­veau disque.

L’an der­nier, après trois jours de deuil na­tio­nal, vous aviez rou­vert Jazz à Juan. Quel était votre état d’es­prit ? [Si­lence] Votre mai­son de disque vient de res­sor­tir l’hom­mage à Nat King Cole avec un concert en bo­nus. Pour l’art ou pour le bu­si­ness ? Cer­tains pré­tendent que le jazz a cent ans. Cet an­ni­ver­saire fait po­lé­mique… Se­lon vous, le jazz est in­dis­so­ciable de la culture noire amé­ri­caine ? À la fois pop et jazz, Hugh Colt­man est un chan­teur et un mu­si­cien pro­téi­forme. A Juan-les-Pins, hier soir, il était la voix du French Quar­ter, un groupe qui s’est for­mé pour re­pré­sen­ter le jazz fran­çais dans les fes­ti­vals du monde en­tier. Hugh y re­joint Ai­relle Bes­son à la trom­pette, Laurent Cou­londre à l’orgue,Tho­mas Enh­co au pia­no et Anne Pa­ceo à la bat­te­rie… « J’ai cette chance de ne pas être uni­que­ment un chan­teur de jazz. Je chante ce qui m’ins­pire sans me pré­oc­cu­per du genre. Pour ce groupe, par exemple, j’in­ter­prète Bal­lad of a sad young man qui avait été chan­tée par Ro­ber­ta Flack et jouée par Keith Jar­rett. C’est un mo­dèle de par­fait mé­lange du jazz et de la pop. Dans ce pro­jet avec le French Quar­ter, nous sommes tous lea­ders. Nous vou­lons mon­trer que le jazz fran­çais n’a rien de mar­gi­nal. Le jazz, c’était la mu­sique pop de l’époque, celle des an­nées swings. Au­jourd’hui, un nou­veau pu­blic jeune est tou­ché.Vous ver­rez, on va pro­gres­si­ve­ment ar­ri­ver à faire de nou­veau des hits ! La seule vraie dif­fé­rence entre le jazz et la mu­sique po­pu­laire d’au­jourd’hui, c’est que le jazz per­met d’im­pro­vi­ser. »

(Pho­to Se­bas­tien Bo­tel­la)

Au mi­lieu du French Quar­ter qui s’est pro­duit hier en fin de soi­rée dans la pi­nède de Juan-les-Pins : Hugh Colt­man. L’an­née der­nière, il avait eu le triste pri­vi­lège de re­lan­cer le fes­ti­val après l’at­ten­tat de Nice dans une am­biance d’hom­mages et de re­cueille­ment.

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