«Gui­guy» avec nous

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Grand Sud - SA­RAH LAURENT ET CH­RIS­TOPHE CIRONE

Ce soir, le Nice Jazz Fes­ti­val comp­te­ra un grand ab­sent. Pour lui. Pour nous. Pour vous aus­si. Ce soir, l’aî­né des fes­ti­vals de jazz bap­ti­se­ra son es­pace presse au nom de Guillaume Ber­to­li­no. « Gui­guy », notre col­lègue, notre ami, bru­ta­le­ment dis­pa­ru le  jan­vier, à l’âge de 42 ans. Gui­guy, qui a mar­qué le fes­ti­val de sa plume, qu’il a chro­ni­qué avec ta­lent et pas­sion. « Guillaume, c’était un vrai re­gard. Quand j’ar­ri­vais à Nice, j’at­ten­dais son avis sur la pro­gram­ma­tion. Ça comp­tait pour moi », confie le di­rec­teur ar­tis­tique Sé­bas­tien Vi­dal. Alors, dès ce soir, on va er­rer dans les al­lées du « Jazz » avec la sen­sa­tion de mar­cher dans tes pas. Toi, cas­quette vis­sée sur la tête et sou­rire bien­veillant. Pas be­soin de te lire : ce sou­rire que tu avais lors du NJF vou­lait tout dire… C’était la preuve que tu kif­fais le bon son. Ton mé­tier. Ta vie. C’était le pré­sage qu’en ren­trant à la ré­dac­tion, tu al­lais nous ré­ga­ler, ré­ga­ler le lec­teur de ton écri­ture si mu­si­cale. Si sin­gu­lière. Toi, pour qui la mu­sique si­gni­fiait tant. Toi, fan in­con­di­tion­nel de M. Comme un signe : Mat­thieu Che­did clô­ture cette édi­tion du NJF. Toi, qui as tant chro­ni­qué dans Nice-Ma­tin ce grand ren­dez-vous que tu connais­sais par coeur. Ton coeur, à toi, s’est ar­rê­té de battre cet hi­ver. Notre peine est im­mense. Ton ab­sence, pe­sante. On n’ou­blie rien. Ni ta pas­sion à fleur de mots. Ni ta cu­rio­si­té in­sa­tiable. Ni ton en­thou­siasme conta­gieux. On pense fort à tes proches. A toi, Guillaume Ber­to­li­no, ta si­gna­ture. À toi, Gui­guy, notre confrère. Pe­tit frère pour cer­tains. Grand frère pour d’autres. Toi, notre ami. Toi qui se­ras avec nous ce soir.

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