Ca­pi­taine Gilles Les­parre de Cannes: « C’est un feu très com­pli­qué »

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - France -

Il est un peu plus de 14 heures, hier. Et la lutte achar­née contre l’in­cen­die dans les Bou­ches­du-Rhône se pour­suit. « Noyé sous les arbres »,

comme il dit, en pleine fo­rêt en proie aux flammes, le ca­pi­taine Gilles Les­carre de la ca­serne Cannes-Pas­tour, ex­plique les dif­fi­cul­tés ren­con­trées par les sa­peurs-pom­piers en­ga­gés à Saint-Can­nat.

L’in­cen­die est cir­cons­crit ? Oh non, mal­heu­reu­se­ment ! Il avait été sta­bi­li­sé dans la nuit (de sa­me­di à di­manche, NDLR), fixé ce ma­tin et puis il est re­par­ti ! Le vent s’est le­vé vers mi­di et il y a eu plu­sieurs re­prises. C’est un feu très com­pli­qué car, en plus, il s’étend sur une grande su­per­fi­cie. Vous êtes où en ce mo­ment ? Là, je suis noyé sous les arbres, en fo­rêt. Ce­la fait de­puis  heures hier soir, (sa­me­di) que nous sommes en­ga­gés sur le feu. Nous n’avons pas dor­mi ! Mais ce n’est pas grave on tra­vaille sur les nerfs, on sait faire. On peut te­nir jus­qu’à  heures comme ça et être com­plè­te­ment au­to­nomes sur le ter­rain du feu. On s’or­ga­nise nos pe­tites pauses entre nous. Quand on peut, bien sûr... Com­bien d’hommes mo­bi­li­sés? Au plus fort de l’in­cen­die nous étions en­vi­ron  sa­peurs­pom­piers, mais là, il y a eu une baisse des en­ga­ge­ments. Et com­bien de pom­piers des Alpes-Ma­ri­times? Nous sommes en­core une co­lonne sur zone, c’est-à-dire  hommes qui viennent de toutes les ca­sernes du dé­par­te­ment. Il y avait une deuxième co­lonne du  qui était en at­tente mais elle a été ré­in­té­grée. Votre co­lonne doit ren­trer quand? Dans la nuit, ou ce lun­di ma­tin.

S. G.

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