Ro­sé de Pro­vence : opé­ra­tion sé­duc­tion au­jourd’hui

Au­jourd’hui, les Jeunes Agri­cul­teurs partent à la ren­contre des consom­ma­teurs pour pro­mou­voir la qua­li­té et la ri­chesse du ter­roir face à une concur­rence crois­sante

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Golfe De Saint-Tropez - PRO­POS RE­CUEILLIS PAR S. CHAUDHARI

Il ne s’agit pas que de le­ver le coude. C’est bien plus que ce­la. La Jour­née Rose de Pro­vence, or­ga­ni­sée par les Jeunes Agri­cul­teurs du Golfe, est l’oc­ca­sion de par­tir à la ren­contre de vi­ti­cul­teurs pas­sion­nés par leur mé­tier. Au­jourd’hui, ces der­niers par­courent le Golfe, tout de rose vê­tus, pro­po­sant aux consom­ma­teurs le fruit li­quide de leur tra­vail. La jour­née va dé­bu­tr ce ma­tin à par­tir de 10 h sur la place du mar­ché heb­do­ma­daire de Ca­va­laire et s’achè­ve­ra par un con­cert gra­tuit sur l’es­pla­nade de Lattre-deTas­si­gny, après des haltes à

Ramatuelle et Sain­teMaxime (lire ci-contre). L’oc­ca­sion, qui sait, de faire naître des vo­ca­tions. Du tra­vail de la terre à la com­mer­cia­li­sa­tion du pro­duit en pas­sant par l’oe­no­tou­risme… les mé­tiers sont plé­thore ! Le res­pon­sable du syn­di­cat dans le Golfe, Ar­naud Fer­ra­ro, a ré­pon­du à nos ques­tions. C’est dé­jà la e édi­tion ? Oui et le suc­cès est tou­jours au ren­dez-vous. Les gens se rap­pellent du ren­dez-vous d’une an­née sur l’autre et viennent. Les par­te­naires nous suivent. L’idée est de faire de cette jour­née un mo­ment fes­tif. Jus­te­ment, est-ce en­core né­ces­saire de pro­mou­voir le ro­sé? Oui. On veut mon­trer qu’on ne dort pas sur nos lau­riers. Nous sommes confron­tés à une concur­rence sans cesse crois­sante. Celle des autres ré­gions que la Pro­vence. Ça nous fait mal d’en­tendre leurs pu­bli­ci­tés. Nous vou­lions pro­fi­ter de la forte af­fluence dans le Golfe en ce mo­ment pour dire « Si vous de­vez choi­sir un ro­sé, le bon est ce­lui de Pro­vence. » Et on dé­montre sa qua­li­té. Une bois­son à consom­mer avec mo­dé­ra­tion, sur­tout avec cette cha­leur… Com­plè­te­ment. Nous nous po­si­tion­nons dans une com­mu­ni­ca­tion res­pon­sable, c’est pour ce­la que nous dis­tri­buons, entre autre chose, des éthy­lo­tests et des cartes de consom­ma­tion. Ce sont des points de re­pères qui per­mettent d’éva­luer sa prise d’al­cool et ne pas dé­pas­ser la dose lé­gale pour conduire. N’y au­ra-t-il que des vins du Golfe ? Mar­di (hier, Ndlr), au châ­teau de Grimaud, uni­que­ment des vins du Golfe,  dif­fé­rents. Mais mer­cre­di (au­jourd’hui, Ndlr), c’est tout le Var qui se­ra re­pré­sen­té, toutes ap­pel­la­tions confon­dues. Que pen­sez-vous d’un Golfe de Saint-Tro­pez  % bio dans ce do­maine ? Ce se­rait une belle image éco­lo­gique oui hon­nê­te­ment, ac­tuel­le­ment, ce n’est pas pos­sible. De plus, au­jourd’hui, les vi­gne­rons tendent vers une culture rai­son­née, très rai­son­nable. Nous sommes par­mi les bons élèves en France dans la baisse de l’uti­li­sa­tion des pro­duits phy­to­sa­ni­taires. Il faut par ailleurs que ce soit une dé­marche vo­lon­taire qui ga­ran­tisse éga­le­ment la pro­duc­tion. Et puis, l’éti­quette bio re­couvre des si­tua­tions bien dif­fé­rentes.

(Pho­to C.G. )

Les halte-dé­gus­ta­tions de la Jour­née rose sont tou­jours un mo­ment de fête.

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