Drame de Ban­dol : la piste du trouble psy­chia­trique

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Var - E. M.

Hier soir, comme tous les ans à la même date et à la même heure, de­puis le si­nistre 18 juillet 1944, le temps s’est de nou­veau fi­gé sur la né­cro­pole na­tio­nale de Signes. À 18 heures, 73 ans après les mas­sacres du 18 juillet sui­vis de ceux du 12 août 1944 – lors des­quels 37 ré­sis­tants fran­çais et un of­fi­cier amé­ri­cain furent as­sas­si­nés par les na­zis et les mi­li­ciens, dans un val­lon re­cu­lé des col­lines de Signes – une cé­ré­mo­nie com­mé­mo­ra­tive a ras­sem­blé de nom­breuses au­to­ri­tés ci­viles et mi­li­taires, les as­so­cia­tions pa­trio­tiques d’an­ciens com­bat­tants et L’homme qui s’est ac­cu­sé du meurtre de sa com­pagne à Ban­dol a été hos­pi­ta­li­sé d’of­fice dans un ser­vice de psy­chia­trie, a-t-on ap­pris de source ju­di­ciaire. Lun­di, le sep­tua­gé­naire avait ap­pe­lé la po­lice en an­non­çant la mort, par étouf­fe­ment, de sa com­pagne (nos édi­tions d’hier). Le meur­trier pré­su­mé avait alors été in­ter­pel­lé alors qu’il s’était bles­sé avec une arme blanche au ni­veau de l’ab­do­men. Trans­por­té à l’hô­pi­tal Sainte-Anne, il a re­fu­sé d’être opé­ré. Le couple, ori­gi­naire de Rouen (Seine-Ma­ri­time), se trou­vait dans le Var pour pas­ser des va­cances. Se­lon les pre­miers té­moi­gnages, l’homme était ces der­niers temps en proie à des troubles du com­por­te­ment. Il n’au­rait d’ailleurs pas li­vré d’ex­pli­ca­tion co­hé­rente à son geste pré­su­mé. Le corps de la dé­funte fe­ra très pro­chai­ne­ment l’ob­jet d’une au­top­sie à Mar­seille pour vé- ri­fier que son dé­cès est bien d’ori­gine cri­mi­nelle. quatre der­niers sur­vi­vants de l’ar­mée se­crète d’Orai­son dans les Alpes-de-Haute-Pro­vence, dont le ré­seau fut dé­ci­mé à Signes, qu’est re­ve­nu l’hon­neur de conclure les dis­cours. Les noms des vic­times « mortes pour la France » ont en­suite ré­son­né dans les col­lines tan­dis que trois en­fants dé­po­saient des bou­quets sur leur tombe. Avant une vi­brante Mar­seillaise , un émou­vant Chant des par­ti­sans et, pré­cé­dant la son­ne­rie aux morts, dix-neuf gerbes ont été dé­po­sés. Par­don­ner mais ne ja­mais ou­blier. JEAN-MARC VINCENTI jm­vin­cen­ti@ni­ce­ma­tin.fr

(Pho­to D. Le­riche) (Pho­to Do­mi­nique Le­riche)

À la né­cro­pole na­tio­nale de Signes, la cé­ré­mo­nie du sou­ve­nir a ras­sem­blé de nom­breuses au­to­ri­tés ci­viles et mi­li­taires, les as­so­cia­tions pa­trio­tiques d’an­ciens com­bat­tants et leur dra­peau pour un hom­mage à « une ac­tion hors du com­mun ». Le couple, ori­gi­naire de Rouen, se trou­vait dans le Var pour pas­ser des va­cances.

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