Ri­chard Vi­renque : « Bar­det, pour­quoi pas ? »

L’an­cien grand grim­peur est em­bal­lé par le com­por­te­ment des Tri­co­lores. Le Va­rois parle d’une édi­tion qui pour­rait « être celle des Fran­çais »

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Sports - RO­MAIN LARONCHE À SERRE-CHEVALIER

Sur le Tour, Ri­chard Vi­renque ne chôme pas. Le ma­tin, le Va­rois en­chaîne les dé­di­caces pour son par­te­naire Car­re­four. L’après-mi­di, il com­mente la course sur Eu­ro­sport. A 47 ans, la po­pu­la­ri­té du re­cord­man de vic­toires dans le grand prix de la mon­tagne (7) reste au som­met. « Mer­ci beaucoup pour ce que vous avez fait », « bra­vo pour votre car­rière », sont les phrases qui re­viennent au mo­ment où il ren­contre son pu­blic. Mal­gré tout, l’en­fant de Car­quei­ranne a trou­vé quelques mi­nutes pour nous don­ner son point de vue sur ce Tour.

Etes-vous em­bal­lé par ce Tour de France ? Oui, c’est un Tour à sus­pense, où les Fran­çais ont bien oeu­vré, avec les quatre vic­toires d’étapes (Dé­mare, Cal­me­jane, Bar­det et Bar­guil), le maillot à pois (Bar­guil) et peut-être le clas­se­ment gé­né­ral. Donc, ça me sa­tis­fait plei­ne­ment. Cinq mas­sifs tra­ver­sés, mais seule­ment trois ar­ri­vées au som­met, le par­cours vous plaît ? Plus que le par­cours, ce qui est im­por­tant, c’est le sus­pense de la course et on en a pas mal. Le seul re­gret, c’est sur l’étape d’au­jourd’hui (hier), car l’ar­ri­vée était pla­cée à  km de l’ar­ri­vée, et ce­la n’a pas fa­vo­ri­sé l’at­taque. La des­cente, la val­lée étaient trop longues pour ten­ter de plus loin. Vous y croyez à la vic­toire fi­nale de Bar­det ? J’es­père qu’il y croit sur­tout, parce qu’il n’est pas loin. Moi, je me dis pour­quoi pas. Ça peu­têtre l’édi­tion des Fran­çais, il peut en­core se pas­ser quelque chose. Il de­vra se mé­fier de Uran, qui est meilleur que lui dans le contre-la­montre. Il a réus­si à pas­ser Bar­det au gé­né­ral en étant sui­veur. C’est dommage pour au­jourd’hui (hier), il n’a pas été ré­com­pen­sé de ses at­taques au gé­né­ral. Fi­na­le­ment, peut-être que le Tour se joue­ra sur un chro­no de , km. Froome pa­raît moins do­mi­na­teur ? Il est quand même fort et il est très bien en­tou­ré. Son équipe est la meilleure. Je pense qu’on ver­ra du grand Ch­ris Froome dans l’Izoard, il ne pour­ra pas se permettre d’at­ta­quer le chro­no à Marseille avec seule­ment  se­condes d’avance sur Uran. Beaucoup d’ob­ser­va­teurs font le pa­ral­lèle entre vous et War­ren Bar­guil. Vous êtes d’ac­cord avec cette com­pa­rai­son ? Oui pour la dé­bauche d’ef­forts, le fait qu’il se donne à fond et qu’il va ga­gner l’étape der­rière (à Foix). Ce sont les mêmes mé­thodes que j’em­ployais quand j’étais cou­reur. En plus, il se bat pour le maillot à pois comme je le fai­sais et je pense qu’il le por­te­ra jus­qu’à Pa­ris. Lui-même ex­plique qu’il a ai­mé le vé­lo en vous re­gar­dant à la té­lé… C’est sûr que ça fait tou­jours plai­sir d’en­tendre quel­qu’un par­ler de soi en bien. Un mot sur l’Izoard qui ef­fraie le pe­lo­ton ? Je le connais très bien, et il n’y a rien d’ef­frayant. S’il y avait eu une ar­ri­vée sèche au Ven­toux, là ça au­rait été ef­frayant. L’Izoard, il y a quand même des re­plats. Les - der­niers ki­lo­mètres sont durs ok, mais il fau­dra pa­tien­ter jusque-là. J’au­rais pré­fé­ré qu’ils le montent de l’autre cô­té, par Brian­çon, qui est plus dif­fi­cile. C’est quand même le ver­sant my­thique, ce­lui de la Casse Dé­serte... La Casse Dé­serte, ça offre des belles images, mais quand on pense au mythe de la Casse Dé­serte, c’était il y a  ou  ans, et le bi­tume n’est plus le même. Au­jourd’hui, c’est un billard, le ren­de­ment est très bon. On a vu des cou­reurs at­ta­quer en des­cente sans faire d’écarts. Vous vous y par­ve­niez... Je fai­sais de belles des­centes c’est vrai. Dans le Tour , j’ai lâ­ché les fa­vo­ris et en bas de la des­cente, il y avait ’’’. Le re­faire ? Oui c’est pos­sible, tout dé­pend de la des­cente et des moyens qu’on se donne pour le faire. Votre coup de coeur de ce Tour ? Bar­guil pour son tem­pé­ra­ment et parce qu’il fi­nit fort.

(Pho­to RL)

Tou­jours aus­si po­pu­laire !

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