«J’amène du charme»

Face à la presse, Adil Ra­mi n’a pas per­du de temps pour se faire adop­ter

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Sports -

La der­nière re­crue de Marseille, Adil Ra­mi, se frise les mous­taches sur sa vi­déo de pré­sen­ta­tion, mais aus­si en confé­rence de presse. « J’amène du charme à cette équipe! », as­sure-t-il, tou­jours à l’aise face aux mé­dias.

Vous avez dit que l’OM était le club de votre coeur, pou­vez-vous ra­con­ter quelques sou­ve­nirs? Il y en a plein... Avec les co­pains d’en­fance, on re­gar­dait sou­vent les OMPa­ris, cet en­ga­ge­ment m’avait im­pres­sion­né à l’époque, et puis il y a cette Ligue des cham­pions ga­gnée (en ), bien sûr, le seul club fran­çais à l’avoir fait. Et je suis Fré­jus­sien, c’est juste à cô­té et loin à la fois, j’ai réa­li­sé un rêve. Et j’avais en­vie de re­ve­nir chez moi, en France. Vous ne crai­gnez pas la pres­sion du pu­blic sur les en­fants du pays? On est foot­bal­leur de haut ni­veau, on cherche cette adré­na­line, cette pres­sion, j’ai be­soin de ça pour avan­cer, ça va bien avec mes cri­tères et mon ca­rac­tère. Et puis dans le foot, on est cri­ti­qué et com­pli­men­té par tout le monde, ça fait par­tie du jeu, je ne de­mande à per­sonne de me ca­res­ser le dos. Tu joues bien, on t’ac­clame, tu joues mal, pas mal de monde tourne sa veste, c’est comme ça. Les né­go­cia­tions avec le Sé­ville FC ont traî­né, avez­vous eu peur de ne pas si­gner? Je n’ai pas pa­ni­qué, je sa­vais que le club ici avait l’en­vie de m’avoir, d’ailleurs ils m’ont beaucoup ai­dé. J’étais se­rein dans ma tête. Ce qu’a fait Sé­ville dans les der­nières heures (ne pas lui ver­ser une prime pré­vue, ndlr), ce n’était pas très classe de leur part, mais je n’ai pas très en­vie de par­ler de ces choses-là. Re­ve­nez-vous en L avec un oeil sur le Mon­dial en Rus­sie avec les Bleus? Au­jourd’hui, le plus im­por­tant pour moi est d’être per­for­mant à % avec mon club. J’ai en­vie que cet OM soit en haut du clas­se­ment, et si on est là­haut, lo­gi­que­ment l’équipe de France sui­vra, c’est comme ça que je vois les choses. Comment ju­gez-vous votre pre­mière ti­tu­la­ri­sa­tion, en ami­cal contre le Spor­ting Por­tu­gal (vic­toire - à Évian) ? Je me suis sen­ti bien. Je suis ar­ri­vé en cours de route, mais on a des pré­pa­ra­teurs phy­siques ita­liens, ça court, c’est très dur (rires)! Hier (mar­di, ndlr) j’ai com­men­cé à trou­ver des au­to­ma­tismes, il y a des Bré­si­liens, des Ja­po­nais, j’es­saie de m’adap­ter même si je parle beaucoup de langues. J’ai pris l’ha­bi­tude de m’adap­ter dans des équipes étran­gères, dé­jà. Et puis je connais­sais des Bleus, grâce à eux, j’ai ga­gné  à % de mon in­té­gra­tion. J’ai trou­vé une vraie équipe de co­pains, ils n’ont pas hé­si­té à me cham­brer (pour sa mous­tache fri­sée, ndlr), pour­tant j’amène du charme à cette équipe (rires). Ils m’ont bien at­ta­qué dans le stage, mais ça chambre, j’aime bien ça. Est-ce im­por­tant d’avoir dé­jà connu à Lille votre en­traî­neur Ru­di Gar­cia? La pré­sence du staff a été im­por­tante dans mon choix, il connaît mes qua­li­tés et mes fai­blesses. On a eu une bonne dis­cus­sion avec le coach, il at­tend de moi que je sois na­tu­rel, c’est-à-dire un sol­dat pour l’équipe, et que je ne baisse ja­mais les bras.

(Pho­to AFP)

Adil Ra­mi, le nou­veau pa­tron dé­fen­sif de l’OM.

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