PRÉ­SEN­TA­TION DES RE­CRUES «Par­ta­ger mon ex­pé­rience»

Ar­ri­vé du Stade Tou­lou­sain, le All Black Luke McA­lis­ter dé­couvre avec plai­sir la vie tou­lon­naise. Au RCT, il au­ra un rôle de guide pour la jeu­nesse va­roise

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Sports - AU­RÉ­LIEN RUESTERHOLZ

De Tou­louse à Tou­lon, il n’y a qu’un pas que Jeanne Mas n’au­rait pas re­nié. Luke McA­lis­ter a fait le même tra­jet que son co­pain, l’ai­lier Vincent Clerc (pro­lon­gé d’un an). Deux figures my­thiques du Stade Tou­lou­sain à nou­veau réunies à Mayol. Clerc a d’ailleurs joué les VRP de luxe. « Je suis content d’être avec Vincent. On a par­lé avant que je signe, voir com­ment ça se passe au club », souffle le Néo-Zé­lan­dais. Ce der­nier avait le choix : soit dé­cou­vrir la côte at­lan­tique chez la sur­prise ro­che­laise du Sey­nois Pa­trice Col­la­zo, soit en­tre­voir la Mé­di­ter­ra­née chez le té­nor va­rois. « Je n’avais plus de contrat à Tou­louse. Il y avait soit Tou­lon, soit La Ro­chelle. Ici, il fait beau, il y a de bons joueurs. C’est une ville de rugby où il y a de la pas­sion. J’ai joué quelques fois au stade Mayol, il y avait tou­jours une bonne am­biance. »

« C’est co­ol d’être ici »

Le de­mi d’ou­ver­ture sait très bien qu’une place de ti­tu­laire se­ra dif­fi­cile à cher­cher, entre Fran­çois Trinh-Duc, Jo­na­than Wis­niews­ki et la nou­velle co­que­luche de Mayol, An­tho­ny Bel­leau. Mais aux mau­vaises langues qui pen­se­raient que l’homme est ve­nu en va­cances sur la Côte d’Azur, il ré­tor­que­ra qu’il est ici pour par­ta­ger son énorme vé­cu. Il a tout de même dis­pu­té une coupe du monde (en France en 2007) et a quinze ans de car­rière der­rière lui (lire par ailleurs)... « J’es­père jouer un peu mais je suis sur­tout là pour par­ta­ger mon ex­pé­rience avec les autres, ai­der les jeunes comme Bel­leau, Me­ric, etc. » Af­fû­té phy­si­que­ment, bu­teur fiable à ses grandes heures, il peut en­core rendre de gros ser­vices au RCT après une sai­son rac­cour­cie avec les Rouge et Noir du su­douest. « J’ai eu huit se­maines de va­cances, on a fi­ni très tôt (sou­rire) .» Lors du der­nier exer­cice, les Tou­lou­sains n’ont pas vu les phases fi­nales pour la pre­mière fois de­puis 41 ans (!). Les Tou­lon­nais s’étaient d’ailleurs im­po­sés à Er­nest-Wal­lon (15-32), l’un des plus mau­vais sou­ve­nirs du Néo-Zé­lan­dais face à ses nou­veaux par­te­naires. « C’était dur...», peste-il. Le meilleur ? « La fi­nale de 2012 », bien évi­dem­ment, où McA­lis­ter avait rem­por­té son duel face à Wil­kin­son, six pé­na­li­tés à quatre (18-12)... Main­te­nant de l’autre cô­té de la France, il se dit « content d’être ici, c’est un nou­veau dé­fi. Il y a une bonne am­biance. Je dé­couvre com­plè­te­ment. Je ne connais pas du tout la région. Ma co­pine et moi, on dé­couvre pe­tit à pe­tit. Il y a du so­leil, il fait chaud, c’est co­ol d’être ici. » Di­manche, il s’en­vo­le­ra avec ses nou­veaux co­équi­piers du cô­té de l’Ar­gen­tine. « J’es­père qu’on trouvera des va­leurs entre nous et on va fixer les ob­jec­tifs. Une sai­son, c’est long. » Un stage où il pour­ra dis­til­ler ses conseils, deux se­maines du­rant. Un stage qui pour­rait être l’acte fon­da­teur d’une sai­son qui s’an­nonce pal­pi­tante, pour Luke, dans son nou­veau rôle de « pa­pa-poule ».

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