L’éner­gie d’Anaïs gagne Sa­na­ry

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - I'été - A. F.

Oh la fausse note ! Dis­po­ser 1000 chaises pour un concert d’Anaïs, ça l’a contra­rié d’en­trée, l’ar­tiste. « Je suis contente d’être là, j’ai l’im­pres­sion d’être dans un grand fes­ti­val... Sauf que vous êtes as­sis ! » C’était sans comp­ter sur l’éner­gie dé­bor­dante d’Anaïs, qui a fi­ni par réus­sir à le­ver le pu­blic tran­quille de l’Es­pla­nade de Sa­na­ry, ven­dre­di soir. Pour ce concert ac­ces­sible à tous (une fois pas­sé le contrôle de la « fan zone »), che­veux blonds et che­veux gris, connais­seurs et simples cu­rieux ont pris place à deux pas du fa­mi­lial mar­ché noc­turne. Anaïs en­voie Le pre­mier amour, c’est n’im­porte quoi, Elle sort qu’avec des Blacks; in­ter­pelle le pu­blic, tan­tôt rieuse tan­tôt cas­sante. Et ne lâche rien !

Nou­vel al­bum en sep­tembre

Après la sar­cas­tique « D-R-H, D comme la di­rec­tion, R a tou­jours rai­son, H on va droit dans le mur », elle s’étonne en­core de ce pu­blic si dis­ci­pli­né. Mais n’hé­site pas à es­sayer de faire re­prendre le re­frain « Bé­bé, baise-moi » ! Anaïs chante, danse, saute, rit... Et par­vient à sé­duire. Entre an­ciens et nou­veaux titres, par­fois en an­glais, elle mul­ti­plie les genres et les anec­dotes, se fait com­plice d’une as­sis­tance certes sage mais aus­si conquise. Qui fi­ni­ra par se le­ver comme un seul homme dès les pre­mières notes de Mon coeur, mon amour, le tube qui l’a ré­vé­lée au grand pu­blic en 2006. La fin du concert ap­proche et c’est le mo­ment que choi­sit Anaïs pour in­ter­pré­ter J’ai re­trou­vé mon mo­jo, le single de son pro­chain al­bum, Di­ver­gente, qui sor­ti­ra le 22 sep­tembre. « Et ce­lui-là, il va mar­cher ! » Pour la « der », elle in­ter­roge le pu­blic : « Une chan­son calme ou une éner­vée ? » La deuxième ca­té­go­rie l’em­porte ai­sé­ment. Ce se­ra I love you, « une chan­son de mon 2e al­bum, qui a mar­ché ! Mais pour ceux qui sont en­core as­sis ça ne sert à rien », pré­vient-elle. Les « de­bouts » sont ma­jo­ri­taires dé­sor­mais, et ob­tien­dront même Cris­ti­na en rap­pel. La pro­chaine fois, on vous au­ra pré­ve­nu, ne met­tez pas de chaises !

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