Les abat­toirs dé­vo­lus pour  ans à un pri­vé

Le bâ­ti­ment, qui fut aus­si la forge mu­ni­ci­pale est au­jourd’hui désaf­fec­té. Il se­ra confié l’ar­chi­tecte Al­lain Chau­vet. La ville joui­ra du rez-de-chaus­sée et du jar­din

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Golfe De Saint-tropez - P. PLEU

Les an­ciens abat­toirs. Un vrai ser­pent de mer. Voi­là des an­nées qu’on se de­mande ce que va de­ve­nir ce bâ­ti­ment, plus que cen­te­naire (1876) et té­moin d’un SaintT­ro­pez bien an­cien. Abat­toirs mu­ni­ci­paux jus­qu’en 1967, les ser­vices tech­niques y avaient éta­bli du­rant de nom­breuses an­nées, la forge mu­ni­ci­pale au rez-de-chaus­sée, jus­qu’en 2003. Tout ayant dé­mé­na­gé dans la ZA Saint-Claude, le lieu a été de­saf­fec­té. Il fut un temps ques­tion d’y éta­blir le mu­sée des peintres tro­pé­ziens, que le re­gret­té Da­ny Lar­tigue vou­lait mettre sur pied. Une idée qui a fait long feu, la dé­ci­sion mu­ni­ci­pale n’ayant pas été prise d’at­tri­buer le lo­cal.

Bail à construc­tion

Tou­te­fois, la vo­lon­té de res­tau­rer l’en­semble per­sis­tait. Voi­là que la so­lu­tion semble avoir été trou­vée en at­tri­buant le bâ­ti­ment pour une du­rée de trente ans à une per­sonne pri­vée, à sa­voir l’ar­chi­tecte Al­lain Chau­vet, à tra­vers un bail à construc­tion. Ce­lui-ci se char­ge­ra de sa res­tau­ra­tion et oc­cu­pe­ra le pre­mier étage pour y ins­tal­ler ses bu­reaux et contri­bue­ra de 12 000 eu­ros par an. Le rez-de-chaus­sée se­ra à la dis­po­si­tion de la ville, pour des ex­po­si­tions ain­si que le ter­rain qui en­toure la mai­son, pom­peu­se­ment ap­pe­lé « jar­din ».

Pas de mo­di­fi­ca­tion

La so­lu­tion est évi­dem­ment dans un pre­mier temps éco­no­mique pour la com­mune, puis­qu’elle n’a pas à avan­cer d’ar­gent pour res­tau­rer le bâ­ti­ment. Par ailleurs, le bail à construc­tion n’en­traîne pas de bail com­mer­cial ni de mo­di­fi­ca­tion ar­chi­tec­tu­rale. Tou­te­fois, cette conces­sion faite à une per­sonne pri­vée d’une pro­prié­té com­mu­nale n’a pas plu à l’op­po­si­tion, no­tam­ment au Dr Jean-Mi­chel Couve. Ce der­nier a sou­li­gné que le bâ­ti­ment était ins­crit à l’in­ven­taire des bâ­ti­ments de France. Une af­fir­ma­tion dé­men­tie par Mi­chel Per­rault. « Il y a eu des ten­ta­tives d’ins­crip­tion en tant que té­moi­gnage his­to­rique d’une ac­ti­vi­té éco­no­mique, mais il n’est pas dans la liste de la DRAC. » Au fi­nal, la dé­li­bé­ra­tion a été adop­tée à la ma­jo­ri­té. Mi­chel Mède trou­vant qu’on au­rait pu lui gar­der une des­ti­na­tion pu­blique (Po­lice mu­ni­ci­pale ou mai­son mé­di­cale) et JeanMi­chel Couve scan­da­leux que le dos­sier n’ait pas été mis plus en concur­rence. « Il n’y a eu qu’un seul en­ché­ris­seur » a ré­pon­du jean-Pierre Tu­ve­ri.

(Pho­tos So­phie Lou­vet)

Les abat­toirs de­vraient en­fin trou­ver une des­ti­na­tion.

Le pe­tit ter­rain qui en­toure les abat­toirs, ap­pe­lé jar­din, se­ra éga­le­ment à la dis­po­si­tion de la ville.

Le bâ­ti­ment a près de  ans.

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