Son Tour

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Sports -

à h’’’ de Froome Au dé­part du Tour, Ni­co­las Roche ve­nait dans un rôle très pré­cis : ac­com­pa­gner son lea­der Ri­chie Porte, dé­si­gné comme l’ad­ver­saire nu­mé­ro  de Ch­ris Froome. Tout se pas­sait comme pré­vu jus­qu’à l’im­pres­sion­nante chute de l’Aus­tra­lien, alors du gé­né­ral, dans la des­cente du mont du Chat (frac­tures de la cla­vi­cule et du bas­sin). « Après l’aban­don de Ri­chie, on a dû chan­ger d’ob­jec­tifs, mais ce n’était pas évident car on avait dé­jà beau­coup tra­vaillé, pris du vent en dé­but de Tour. Da­mia­no (Ca­ru­so) a fait un beau come-back pour le gé­né­ral On a été, tous les jours,  ou  dans l’échap­pée. On a tout ten­té, mal­heu­reu­se­ment, on re­vient sans vic­toire. On a quand même fait des places de , de . C’est dur, mais c’est le Tour de France, c’est nor­mal qu’on puisse tom­ber sur plus fort ». Comme tou­jours, l’Ir­lan­dais for­mé sur la Côte d’Azur à l’OCCA a ter­mi­né le Tour. Hui­tième par­ti­ci­pa­tion et une hui­tième fois dans les  pre­miers. Preuve de sa ré­gu­la­ri­té, de sa fia­bi­li­té et de son ex­pé­rience à  ans. Il a aus­si pris une place sur l’étape de Ro­dez, rem­por­tée par Bauke Mol­le­ma. Place main­te­nant pour lui à la Cla­si­ca San Se­bas­tian (sa­me­di), puis la Vuel­ta. R.L. 36e 1h35’55’’ de Froome Absent du Tour ces deux der­nières édi­tions, l’An­ti­bois Ru­dy Mo­lard a re­trou­vé la Grande Boucle avec plai­sir. Mais les trois se­maines n’ont pas été un long fleuve tran­quille. Ni pour lui, ni pour son équipe. « Pour moi comme pour la FDJ, ça avait bien com­men­cé. J’étais en bonne forme, j’avais bien ré­cu­pé­ré du Gi­ro, et puis on a rem­por­té l’étape avec Ar­naud (Dé­mare à Vit­tel), qui m’avait re­mer­cié parce que je l’avais bien ai­dé dans les dix der­niers ki­lo­mètres. Il a en­suite por­té trois jours le maillot vert ». La suite, on la connaît. Le sprin­ter est mis hors-dé­lais avec trois co­équi­piers lors de la étape. Puis Vi­chot et Pi­not, ma­lades, aban­donnent. La FDJ ter­mine l’épreuve à trois. « Ça fai­sait des pe­tites tables le soir, mais on s’est ser­ré les coudes ». L’Azu­réen de  ans, lui, souffre phy­si­que­ment. « Je suis tom­bé ma­lade, une bron­chite, rhi­no­pha­ryn­gite, pen­dant la se­maine. Suivre le pe­lo­ton c’était dur, j’ai eu  jours d’an­ti­bio­tiques ». Heu­reu­se­ment, la der­nière se­maine fut plus lu­mi­neuse pour le pun­cheur. « A par­tir de la jour­née de re­pos (lun­di), je me suis sen­ti mieux et j’ai pu me re­trou­ver à l’avant (pen­dant les deux étapes al­pestres et vers Sa­lon-deP­ro­vence). J’ai pris du plai­sir, sur­tout dans l’étape vers l’Izoard, car je connais­sais toutes les routes, en ayant fait mon ly­cée à Bar­ce­lon­nette. J’ai un pe­tit re­gret, être tom­bé ma­lade, si­non j’au­rais pu faire un meilleur Tour. Mais le bi­lan glo­bal est bon, avec la vic­toire d’Ar­naud. Ça m’a fait plai­sir de me sa­cri­fier pour un tel cou­reur, qui sait ga­gner des étapes ». Amaël Moi­nard

à h’’’ de Froome « Mon bi­lan de ce Tour, je le di­vise en deux par­ties. La pre­mière jus­qu’à la chute de Ri­chie Porte, où on avait fait un sans-faute au ni­veau de l’équipe dans l’op­tique du po­dium. En­suite, il a fal­lu se re­mo­bi­li­ser et vi­ser des étapes. Je me suis sen­ti bien dès les Py­ré­nées et j’ai pu me por­ter à l’avant sur l’étape du Puy-en-Ve­lay et dans les Alpes. Mal­heu­reu­se­ment, je n’ai pas eu de réus­site. Je n’ai au­cun re­gret sur l’étape du Ga­li­bier, quant à celle de l’Izoard, j’ai sû­re­ment été trop at­ten­tiste pour faire un meilleur ré­sul­tat. Mais glo­ba­le­ment, je suis sa­tis­fait du Tour. Phy­si­que­ment, j’ai pu ré­pondre pré­sent, j’étais en forme et je ter­mine sur une bonne note.

h’’’ de Froome A seule­ment  ans, le Ga­réoul­tais Chris­tophe La­porte (Co­fi­dis) vient de bou­cler dé­jà son Tour de France. On le sait, le gé­né­ral et la mon­tagne, ce n’est pas la tasse de thé du Va­rois. Lui, était là pour lan­cer Na­cer Bou­han­ni dans les sprints ou sai­sir sa chance si le Vos­gien n’était plus dans l’em­bal­lage fi­nal. « Je suis ve­nu pour ai­der au mieux Na­cer, j’ai bien fait mon bou­lot, mais cette an­née, Kit­tel était très fort, il n’y avait pas grand-chose à faire ». Le na­tif de La Seyne-sur-Mer re­part avec une belle place d’hon­neur, en ayant ter­mi­né à Ro­mans-sur-Isère. La troi­sième fois qu’il prend ce rang sur un Tour ( fois l’an pas­sé), ce qui ne l’a pas com­blé. « C’était le genre d’étape que j’ap­pré­cie avec du vent, dif­fi­cile toute la jour­née. J’es­pé­rais mieux, j’étais un peu dé­çu ». Autre temps fort du Tour pour le Pro­ven­çal, le chro­no dans les rues mar­seillaises de­vant son frère et quelques amis. « J’étais presque à do­mi­cile, ça m’a fait bi­zarre de par­tir et d’ar­ri­ver de­puis le Vé­lo­drome, même s’il y avait moins d’am­biance que pour un match de l’OM. En­suite, rou­ler dans la ville sans voi­ture, c’était sym­pa ».

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