La lettre qui a fait cra­quer Gé­gé

Té­lé­réa­li­té Anne-Ma­rie est l’une des pré­ten­dantes de l’agri­cul­teur dans L’amour est dans le pré ,surM6

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Détente - PRO­POS RE­CUEILLIS PAR EM­MA­NUELLE LITAUD

Lors de l’ou­ver­ture des cour­riers, Gé­gé a eu un énorme coup de coeur pour la lettre d’Anne-Ma­rie. Une im­pres­sion qui s’était confir­mée lors du speed-da­ting. Ce soir, tous les deux se re­trouvent à la ferme avec Iris, l’autre pré­ten­dante. L’oc­ca­sion d’en sa­voir un peu plus sur Anne-Ma­rie.

Pour­quoi avez­vous dé­ci­dé d’écrire à Gé­gé ?

J’ai eu des émo­tions en écou­tant son por­trait. Il y avait quelque chose… J’ai fait un pre­mier cour­rier et, en la re­li­sant, je me suis dit qu’avec ça j’al­lais for­cé­ment res­ter cé­li­ba­taire jus­qu’à ma mort (rires). C’était un CV, j’avais trois lignes. Je n’avais ja­mais écrit de lettre à quel­qu’un, alors je me suis dit : « Si tu dois le faire une fois dans ta vie, fais­le pour de vrai ».

Que lui avez­vous écrit ?

Je lui ai confié ce que j’aime et ce que je dé­teste. Je lui ai dit que je cher­chais un homme, une tête, deux bras, si pos­sible deux jambes. Un coeur grand comme ça, des mains qui ne frappent pas, un coeur droit et un es­prit sin­cère. Je lui ai mis que j’aime la vie, que je suis cu­rieuse, que j’ai be­soin d’ap­prendre et que j’étais prête à par­ta­ger ce que je suis et à vivre avec lui.

Quelle était votre vie à ce mo­ment­là ?

J’ai été nou­nou pen­dant dix­sept ans, en France mais aus­si en An­gle­terre, où je suis res­tée huit ans. À mon re­tour, j’ai vé­cu chez mon frère et on s’est in­té­res­sés au « mi­ni­ma­lisme ». On a cou­pé le chauf­fage et l’eau chaude pour faire des éco­no­mies. Mon frère a fa­bri­qué une rou­lotte. J’ai ache­té un che­val. On vou­lait faire le tour de la Manche, mais on a fi­ni par s’ins­tal­ler dans notre champ. Lui dans sa rou­lotte et moi dans ma ca­ra­vane. On s’est in­ter­ro­gés sur la dif­fé­rence entre be­soin et en­vie. On a be­soin de boire, man­ger et dor­mir, mais on a en­vie d’un lave­vais­selle… On a vé­cu comme ça pen­dant deux ans en étant au­to­nomes grâce à une grande serre. L’hi­ver, j’ai com­pris qu’on a be­soin d’un chauf­fage, que ce n’est pas juste une en­vie (rires). Puis, il y a quelques mois, mon frère a vou­lu faire sa vie et il m’a dit : « Tu ne fe­ras pas la tienne en res­tant avec moi ».

Et vous avez écrit à Gé­gé…

Au dé­but, je n’ai pas écrit parce que je me de­man­dais si j’avais vrai­ment en­vie de quit­ter mon champ. J’ai mis quinze jours à le faire. Je me suis ren­du compte que, si je ne trou­vais pas quel­qu’un, mes rêves de che­val et de par­tage, je ne les au­rais pas.

« Dans ma lettre à Gé­gé, j’ai écrit que je cher­chais un homme avec un coeur grand comme ça, des mains qui ne frappent pas, un coeur droit et un es­prit sin­cère », confie Anne­Ma­rie.

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