« Le han­di­sport n’est plus un ta­bou »

Lu­di­vine Loi­seau, cham­pionne pa­ra­lym­pique, com­mente la natation en di­rect de Bu­da­pest sur France Té­lé­vi­sions

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Détente - PRO­POS RE­CUEILLIS PAR EMMANUELLE LITAUD

Lu­di­vine Loi­seau, mul­ti­mé­daillée en natation han­di­sport, com­mente les Cham­pion­nats du monde de natation sur France Té­lé­vi­sions aux cô­tés de Florent Ma­nau­dou et d’Alexandre Boyon. L’oc­ca­sion de par­ler no­tam­ment avec elle de la place du han­di­sport à la té­lé­vi­sion.

Comment êtes­vous de­ve­nue consul­tante ?

France Té­lé­vi­sions m’a pro­po­sé de com­men­ter les Jeux pa­ra­lym­piques de Rio, l’an­née der­nière. C’était dé­jà une chance ex­cep­tion­nelle, car je ne l’avais ja­mais fait. J’ai ar­rê­té ma car­rière en 2004, je tra­vaille comme res­pon­sable des res­sources hu­maines et bud­gé­taires de la pro­duc­tion hy­drau­lique à EDF et j’ai une vie de fa­mille. Mais j’ai conti­nué à suivre la natation han­di­sport et va­lide, car on ne quitte ja­mais une pas­sion. Aux JO, ça s’est bien pas­sé et ils ont de nou­veau pen­sé à moi. J’étais très heu­reuse !

Vous êtes la pre­mière consul­tante han­di­sport à com­men­ter une com­pé­ti­tion va­lide…

J’en suis fière ! Ce­la prouve que les ath­lètes pa­ra­lym­piques sont des spor­tifs de haut ni­veau et que l’on a le même re­gard et la même com­pé­tence pour par­ler de notre dis­ci­pline. Ça ap­porte aus­si une vi­si­bi­li­té pour le pa­ra­lym­pisme et ça montre que la natation reste de la natation, même si on a un bras ou une jambe en moins.

France Té­lé­vi­sions donne une grande place au han­di­sport, que pen­sez­vous de cette évo­lu­tion ?

C’est gé­nial ce qui se passe au­jourd’hui. Dé­sor­mais, tout spor­tif lamb­da connaît au moins une dis­ci­pline pa­ra­lym­pique. Je le res­sens dans mon quo­ti­dien. Ce n’est plus un ta­bou pour les gens de dire que j’ai été cham­pionne pa­ra­lym­pique, c’est même une fier­té. Mes mé­dailles ont une vraie va­leur ! La té­lé­vi­sion a contri­bué à ces chan­ge­ments de men­ta­li­té et à cette re­con­nais­sance.

Comment vous êtes­vous pré­pa­rée pour com­men­ter ?

J’ai sui­vi les clas­se­ments des na­geurs, leur pro­gres­sion, leur par­cours. Et j’ai ren­con­tré tous les Fran­çais – sauf Bé­ryl Gas­tal­del­lo, que j’ai eue au té­lé­phone – à Chartres pen­dant la Coupe de France. J’avais en­vie de nouer un contact et de com­prendre ce qui les fai­sait vi­brer.

Que pen­sez­vous ap­por­ter ?

Mon ex­pé­rience d’an­cienne spor­tive, une touche fé­mi­nine mais aus­si ma bien­veillance. Ce que font ces spor­tifs de­mande un tel tra­vail et une telle ri­gueur…

Lu­di­vine Loi­seau : « Les ath­lètes pa­ra­lym­piques sont des spor­tifs de haut ni­veau. La natation reste de la natation, même si on a un bras et une jambe en moins ».

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