 nau­fra­gés du feu ac­cueillis pour la nuit

Deux cents per­sonnes à Ra­ma­tuelle et au­tant à La Croix-Val­mer, contraintes d’éva­cuer en ca­tas­trophe leur lo­ge­ment, ont dû pas­ser la nuit dans une salle com­mu­nale. Ren­contres

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Spécial Incendies - C. G. ET S. CH.

Les mines sont tristes et fa­ti­guées. Pour­tant, les 400 per­sonnes mises à l’abri dans la salle Vo­li à La Croix-Val­mer et à l’Es­pace Ra­phaël de Ra­ma­tuelle af­fi­chaient le sou­rire. Cons­cientes de la gra­vi­té de la si­tua­tion et de son ca­rac­tère ex­cep­tion­nel, les fa­milles ont fait contre mau­vaise for­tune bon coeur. Em­bar­qués dans la même mésa­ven­ture, per­sonne n’avait en­vie d’af­fo­ler ses en­fants ou d’in­quié­ter ses voi­sin.

À Ra­ma­tuelle,

ils étaient 200 pris en charge par les em­ployés com­mu­naux et les hommes de la

ve­nus de Hyères. Dix-sept hommes qui ont ap­por­té les cent lits qui man­quaient à la ville pour don­ner quelques heures de re­pos et de ré­pit à des ha­bi­tants et tou­ristes suf­fi­sam­ment cho­qués. Dé­lo­gés en ur­gence du cam­ping de Cap Taillat,

du Var Pro­tec­tion Ci­vile

les Sar­thois Ch­ris­tine, Jules, Li­lou, Zoé et Yoann

ont ten­té de dor­mir dans les lits de camp « les en­fants y sont par­ve­nus » confessent-ils dans un de­mi­sou­rire. « On a été les der­niers cou­chés et les pre­miers le­vés» s’amusent

Va­len­tine, Sa­cha, Emi­lio et leurs deux amis.

Cinq potes par­tis du do­maine de l’Es­ca­let qui, pour deux d’entre eux, ont pré­fé­ré lais­ser la place aux plus âgés et dor­mir dans la voi­ture. Isa­belle a eu plus de chance. Sor­tie de sa mai­son de l’Es­ca­let, une amie est ve­nue la cher­cher et a hé­ber­gé onze per­sonnes chez elle : « Les gens ont été for­mi­dables. Mal­gré l’épreuve, cet élan de so­li­da­ri­té est un vrai ré­con­fort». A tout aus­si ha­gards et cho­qués, ri­ve­rains et tou­ristes ont af­flué dans la salle Vo­li ou­verte dès 20 h (le si­nistre a dé­bu­té à 19h30). La salle des fêtes, sur­veillée par des agents mu­ni­ci­paux, est de­ve­nue un lieu de re­fuge. Pour ceux qui ne pou­vaient se dé­pla­cer par leurs pro­propres moyens, des bus ont été af­frê­tés jus­qu’au bas des Mas de Gi­ga­ro. Au plus fort de la fré­quen­ta­tion, 200 per­sonnes ont été acueillies. Par­mi celles-ci, en­vi­ron 150 ont pu fi­na­le­ment être her­ber­gés chez des voi­sins, des amis, des élus ou de bons sa­ma­ri­tains. Une tren­taine est res­tée dor­mir sur place, au chaud ou sur les marches du fo­rum, cou­ver­ture sur le dos. Une scène rare. Bien évi­dem­ment, les conver­sa­tions tour­naient au­tour des pos­sibles ori­gines et cause du dé­part de feu. Seule cer­ti­tude, l’in­cen­die a dé­bu­té sur la com­mune de La Croix-Val­mer. La salle com­mu­nale est res­tée ou­verte jus­qu’au soir, avant que le feu vert ne soit don­né par les au­to­ri­tés.

La Croix-Val­mer,

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