« In­ter­net a rem­pla­cé la rue »

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Le Journal De L'été -

Long­temps in­dif­fé­rent aux ré­seaux so­ciaux, Ke­ziah Jones s’est lan­cé en « pos­tant » des pho­tos sur Ins­ta­gram. « C’est gé­né­ra­tion­nel, je pense. Pour mes ne­veux et nièces, In­ter­net est une né­ces­si­té. C’est le nou­vel es­pace pu­blic, qui a rem­pla­cé la rue que j’ai connue.» In­ter­net pour le meilleur et pour le pire. « Sans filtre. Et c’est très im­por­tant.» Même quand s’y dé­versent les in­jures et la haine ? « Par­fois c’est moche, mais la vie est ain­si faite. C’est comme le bou­le­vard Bar­bès et la rue de

Ri­vo­li : deux mondes com­plè­te­ment dif­fé­rents, pour­tant il s’agit de la même ville. On parle bien de Pa­ris. » Dans la rue, Ke­ziah Jones dit avoir ap­pris « l’in­dé­pen­dance et la sur­vie ». À l’époque, se sou­vient-il, on pou­vait échan­ger avec toutes sortes de gens, en confiance. Ter­mi­né ? « Au­jourd’hui, je n’y vi­vrais plus. La so­cié­té a chan­gé. Et je suis plus ex­po­sé. Je me pro­tège. Je me mé­fie. Je suis peut-être plus soup­çon­neux. » La no­to­rié­té rend éga­le­ment les choses plus com­pli­quées. « Quand tu es ex­po­sé, les gens croient te connaître mais ils ne savent pas qui tu es vrai­ment. »

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