Asaf Avi­dan aux Nuits Gui­tares à Beau­lieu

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Le Journal De L'été -

Il est rare de ren­con­trer un mu­si­cien de rock coif­fé à l’iro­quoise comme au temps du punk’s not dead. Ré­flé­chies, com­plexes, ses chan­sons ex­hibent de fa­çon crue le noyau dur de la vie. Ses mor­ceaux sont en­va­his par une voix bien étrange qui pour­tant ne vient pas d’ailleurs. Ce timbre dé­chi­ré et dé­chi­rant, ter­ri­ble­ment hu­main quoique d’un genre in­dé­fi­ni, rampe sur le fil du ra­soir, pen­dule entre ex­tase et ago­nie. Dé­crire la na­ture sin­gu­lière de cette voix re­vient à convo­quer dans la même sphère so­nore Björk et Roy Or­bi­son, Jeff Bu­ck­ley et Ja­nis Jo­plin. C’est dire si cette voix est an­dro­gyne et pas­sion­née. Les mots non plus n’ont rien d’ano­din. Ils ef­fleurent la dou­leur, l’épui­se­ment, la ma­la­die, ou la mort. Du cô­té de la mu­sique, Asaf Avi­dan est tout aus­si im­pal­pable. Si beau­coup le connaissent pour le hit Re­cko­ning song (one day) peu savent que l’Is­raé­lien dé­teste en réa­li­té la re­prise du DJ Wan­kel­mut qui l’a pour­tant ren­du cé­lèbre. Asaf Avi­dan est au­jourd’hui bien loin de cette mu­sique sombre et tor­tu­rée qu’on peut sû­re­ment prê­ter à une pé­riode mal­heu­reuse de sa vie mais qui est loin de re­pré­sen­ter l’en­semble de sa mu­sique. L’ar­tiste as­sure clai­re­ment le show, bou­geant in­las­sa­ble­ment son bas­sin d’avant en ar­rière, fai­sant très vite tom­ber sa veste pour af­fi­cher ses nom­breux ta­touages.

Asaf Avi­dan aux Nuits Gui­tares.  h . Jar­din de l’Oli­vaie à Beau­lieu. Ta­rifs: ,  gra­tuit pour les moins de  ans. Rens. .....

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