« J’ai l’im­pres­sion de re­vivre »

Feuille­ton À 48 ans, Char­lotte Va­lan­drey fait son grand re­tour à la té­lé­vi­sion dans De­main nous ap­par­tient, sur TF1

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Détente - PRO­POS RE­CUEILLIS PAR ÉLI­SA­BETH PER­RIN

Dans De­main nous ap­par­tient, sur TF1, Char­lotte Va­lan­drey joue Lau­rence, une juge d’ins­truc­tion en couple avec San­drine (Ju­liette Tre­sa­ni­ni), la meilleure amie de l’hé­roïne (In­grid chau­vin). Un rôle qui marque le grand re­tour de la co­mé­dienne à la té­lé­vi­sion.

Qu’avez­vous pen­sé quand on vous a pro­po­sé ce rôle de juge ?

On m’avait pro­po­sé deux per­son­nages, je suis al­lée vers la juge tout de suite. Elle me res­semble. C’est un feuille­ton quo­ti­dien, on ne peut pas jouer tous les jours un rôle trop loin de soi. On doit dé­ga­ger quelque chose de vrai. Et, quand on m’a dit qu’elle était ho­mo­sexuelle, j’ai dit top, parce que, dans la vie, j’en ai marre des mecs ! (Rire.)

C’est votre grand re­tour à la té­lé­vi­sion dans une sé­rie…

Quand on me l’a pro­po­sé, j’ai eu l’im­pres­sion de re­vivre. Je ne sa­vais pas si les gens avaient peur, si ça avait à voir avec les as­su­rances [l’ac­trice a su­bi une greffe du coeur en 2003, ndr]… De­puis des an­nées je rê­vais de re­faire quelque chose sur TF1.

Les tour­nages ont chan­gé ?

Les codes sont les mêmes. Au temps des Cor­dier, il y avait peut­être plus de temps, mais c’était des quatre­vingt­dix mi­nutes. Et pour le mo­ment je com­mence dou­ce­ment. C’est formidable, on a des coachs, on ré­pète, on nous re­met en si­tua­tion.

N’avez­vous ja­mais vou­lu bais­ser les bras pen­dant les épreuves que vous avez tra­ver­sées ?

J’ai par­fois eu des en­vies de sui­cide. Mais je n’ai ja­mais lâ­ché. J’ai tou­jours cru qu’un jour la vie m’ap­por­te­rait quelque chose de plus heu­reux que ce que j’étais en train de vivre. Je suis chré­tienne, je crois en Dieu, même si j’ai un mo­ment tour­né le dos à la re­li­gion en di­sant que ce qui m’ar­ri­vait était tel­le­ment dé­gueu­lasse. Mon père a tou­jours été là. J’étais pri­vi­lé­giée, j’al­lais au bord de la mer chez mes grands­pa­rents. Et je me suis re­mise à prier, j’avais be­soin de cette spi­ri­tua­li­té, C’est une pré­sence. Je ne me sens plus seule.

Et vous avez en­re­gis­tré des chan­sons aus­si…

Je me suis sou­ve­nue que des amis m’avaient écrit des chan­sons. Je les ai rap­pe­lés. Je les ai chan­tées, en­re­gis­trées. Pour le mo­ment, je cherche un pro­duc­teur. Il pa­raît que j’ai un grain de voix qui évoque une at­mo­sphère gains­bou­rienne… Les gens disent ce­la… (Sou­rire.) Et puis j’écris un sixième livre. Pour mes 50 ans.

De­main nous ap­par­tient à 19 h 20 sur TF1

Char­lotte Va­lan­drey : « On m’avait pro­po­sé deux per­son­nages, je suis al­lée vers la juge tout de suite. Elle me res­semble. Et, quand on m’a dit qu’elle était ho­mo­sexuelle, j’ai dit top ».

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