Une en­quête, trois hy­po­thèses

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Spécial Incendies -

Mer­cre­di ma­tin, après avoir consta­té l’am­pleur du si­nistre, Re­naud Mu­se­lier, pré­sident de la Ré­gion Pro­vence-Alpes-Côte d’Azur, a pro­non­cé ces quelques mots : « Ce n’est ni un bar­be­cue, ni un en­droit où l’on peut je­ter une ci­ga­rette. Je ne pense pas une seule se­conde que ce­la ne puisse pas être cri­mi­nel.» Une dé­cla­ra­tion lourde de sens. Hier ma­tin, le ca­pi­taine Rou­vier, ad­joint à la com­pa­gnie d’Hyères, en charge des équipes sur place, a ac­cep­té de se confier sur l’en­quête. À l’heure où nous écri­vons ces lignes, trois hy­po­thèses, somme toute clas­siques, sont étu­diées par la gen­dar­me­rie. Au­cun scé­na­rio n’est ex­clu. Une chose est sûre, dans le quar­tier lon­dais d’où s’est dé­cla­ré l’in­cen­die, les ru­meurs enflent. Une borne in­cen­die dé­truite dix jours plus tôt est sou­vent évo­quée… Et l’hy­po­thèse du cri­mi­nel n’est ja­mais bien loin. Les ha­bi­tants, eux, en semblent dé­jà per­sua­dés.

Le dé­part cri­mi­nel

« Pour le cri­mi­nel, on doit cher­cher à qui pro­fite le crime. Est-ce que la so­cié­té de gar­dien­nage avait des en­ne­mis ? Il faut voir ça. Est-ce qu’un py­ro­mane pas­sait par là ? En fonc­tion de tous les té­moi­gnages, on va étu­dier ça. »

Le dé­part ac­ci­den­tel

« Là, on voit si ça peut être un mé­got qui a été je­té par une fe­nêtre, comme on voit mal­heu­reu­se­ment trop sou­vent ?»

Le dé­part na­tu­rel

« La foudre, on sait bien que non. Ou par mal­chance, quelque chose qui a pris feu, une bou­teille de gaz qui a ex­plo­sé in­tem­pes­ti­ve­ment… »

Le ca­pi­taine Rou­vier.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.