Au Do­maine du Camp, les va­cances re­prennent leur cours

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Spécial Incendies - C. MAR­TI­NAT

On les croise sur le par­king de la Fa­vière, hier, en dé­but d’après-mi­di. Sacs de voyage en ban­dou­lière et va­lise à rou­lettes, ils se di­rigent vers la plage. Après une pre­mière nuit sur le sable, une autre dans un centre d’hé­ber­ge­ment au La­van­dou, Claire, Da­vid et leur fils Sa­muel viennent d’avoir le feu vert pour re­ga­gner leur cam­ping, au Do­maine du Camp. Un em­pla­ce­ment de rêve, à deux pas du sable blanc. Là-bas, au mo­ment de l’éva­cua­tion, ils ont lais­sé leur ca­ra­vane et leur voi­ture, et l’es­sen­tiel de leurs af­faires.

« On a vu l’in­fo sur le Fa­ce­book de la ville »

« On a vu l’in­fo di­sant qu’on peut re­tour­ner au cam­ping sur le compte Fa­ce­book of­fi­ciel de la ville en dé­but d’après-mi­di et une dame de la mai­rie a gen­ti­ment té­lé­pho­né pour nous don­ner confir­ma­tion », ra­conte Claire, sans ca­cher son sou­la­ge­ment après deux nuits

« un peu fa­ti­gantes ».

À quelques di­zaines de mètres de l’en­trée du cam­ping, la fa­mille ren­contre un de ses voi­sins de va­cances. « On nous laisse y re­tour­ner à pied en pas­sant par la plage, ça com­mence à ren­trer dou­ce­ment, leur confirme-t-il. Mais on ne pour­ra pas y dor­mir cette nuit et la route est tou­jours fer­mée. » « Et les ca­ra­vanes, ça va ? »

de­mande Da­vid. «Juste un

peu de cendres », lui ré­pond son voi­sin. Claire est vi­si­ble­ment dé­çue. « Ça change tout le temps. C’est éner­vant de ne pas sa­voir quoi faire… » À l’en­trée du camp, un gar­dien leur confirme l’in­for­ma­tion : «il y a un ac­cès pié­ton of­fi­cieux, mais suite à une re­prise du feu, les sa­peurs-pom­piers ont de­man­dé de sus­pendre les opé­ra­tions

de ré­in­té­gra­tion dans le cam­ping.» Pas ques­tion pour la fa­mille, ori­gi­naire de Lyon, de chan­ger ses

plans. « De toute fa­çon, on ne pour­rait pas par­tir, la voi­ture est blo­quée dans le cam­ping » ré­sume Da­vid. On va faire comme on a dit. On se ré­ins­talle, on se pose, et s’il le faut, on re­tour­ne­ra dor­mir sur la plage ou bien au centre d’hé­ber­ge­ment du La­van­dou. » Pour Claire, Da­vid et le pe­tit Sa­muel, qui s’est po­sé dans le ha­mac sans ca­cher sa las­si­tude, il leur reste en­core

toute la se­maine pro­chaine pour pro­fi­ter des va­cances. « Si­non, ça au­rait été un peu

bal­lot ! », iro­nise Da­vid. Heu­reu­se­ment pour eux, et pour les cen­taines de va­can­ciers éva­cués de­puis mar­di soir, la confir­ma­tion de l’au­to­ri­sa­tion de ré­in­té­grer le cam­ping, par la plage uni­que­ment, est en­fin ar­ri­vée dans l’après-mi­di. Et les va­cances ont re­pris leur cours nor­mal. Avec juste une pe­tite odeur de brû­lé qui n’avait rien à voir avec celle d’un bar­be­cue.

(Pho­to Do­mi­nique Le­riche)

Après une nuit sur la plage et une autre en centre d’hé­ber­ge­ment, la fa­mille de Lyon­nais a re­fait en sens in­verse le che­min de l’éva­cua­tion.

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