Dé­cès de Mi­chel Du­ra­four cen­triste et mi­nistre d’ou­ver­ture

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - France / Monde -

Fi­gure du centre, Mi­chel Du­ra­four [ici pho­to­gra­phié par

l’AFP en ], an­cien maire de Saint-Étienne et mi­nistre sous les sep­ten­nats de Va­lé­ry Gis­card d’Es­taing et Fran­çois Mit­ter­rand, est dé­cé­dé, hier, à l’âge de  ans. Hos­pi­ta­li­sé de­puis six mois, cet homme po­li­tique et homme de lettres est mort en­tou­ré de son épouse Ma­ryse et de ses deux en­fants. Son nom avait fait ir­rup­tion au pre­mier plan de la scène mé­dia­tique quand, en , ayant lan­cé un ap­pel pour

« ex­ter­mi­ner le Front na­tio­nal », il s’était at­ti­ré, en ri­poste, un ca­lem­bour plus que dou­teux de Jean-Ma­rie Le Pen :

« Obs­cur mi­nistre de l’ou­ver­ture [...] M. Du­ra­four-cré­ma­toire. » Ces pro­pos avaient va­lu en  au di­ri­geant du FN une amende de   F (en­vi­ron   €) pour « in­jure pu­blique ». Mi­nistre du Tra­vail de  à  sous la pré­si­dence de Va­lé­ry Gis­card d’Es­taing, Mi­chel Du­ra­four s’était ral­lié à Fran­çois Mit­ter­rand au len­de­main du pre­mier tour de l’élec­tion pré­si­den­tielle de . Il était alors de­ve­nu un mi­nistre d’ou­ver­ture, char­gé de la Fonc­tion pu­blique, dans le gou­ver­ne­ment de Mi­chel Ro­card (-). Mi­chel Du­ra­four était aus­si un homme de lettres. An­cien jour­na­liste, il était l’au­teur d’une di­zaine d’ou­vrages, dont plu­sieurs pri­més, comme sa pièce Les Dé­mo­niaques (Grand Prix du théâtre, ), et sous le pseu­do­nyme de Pierre Jar­din, Agnès et les vi­lains mes­sieurs (Grand Prix du ro­man d’aven­tures, ). Il avait pris sa re­traite en  pour se consa­crer à l’écri­ture.

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