Un en­tracte trop court

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Détente -

Dé­so­lé de de­voir in­sis­ter. Mais notre si­tua­tion ne s’est pas ar­ran­gée de­puis le der­nier scru­tin puisque de trop nom­breux élec­teurs, ne se sou­ve­nant pas qu’ils étaient aus­si des contri­buables, l’on lais­sée per­du­rer. Ré­sul­tat : ou bien on n’a pas de bou­lot et l’État est im­puis­sant à en pro­cu­rer ou bien on en a un et il faut tra­vailler pour l’État. Au moins jus­qu’au  juillet. Car c’était hier que dans cette France qui n’ose pas re­ven­di­quer le fâ­cheux titre de pays le plus im­po­sé et le plus taxé d’Eu­rope, de peur que les mi­grants s’obs­tinent à ne plus vou­loir s’y ar­rê­ter, on a seule­ment com­men­cé à tra­vailler en pen­sant à ses chères têtes blondes plu­tôt qu’à l’oc­ci­put dé­plu­mé du Pre­mier mi­nistre. Une date mé­ri­tant d’être cé­lé­brée comme la Li­bé­ra­tion avec bals pu­blics, feux d’ar­ti­fice et grand dé­fi­lé de ran­çon­nés en­ca­drés par des per­cep­teurs. En re­vanche, on ne sai­sit pas pour­quoi le trou­peau conti­nue à se lais­ser tondre sans bron­cher. Au point que son si­lence a l’air de dire aux mi­nistres qui, de­puis Ber­cy, or­ga­nisent des voyages d’étude à Las Ve­gas : « Re­met­tez-nous une louche de CSG. Ça amu­se­ra nos vieux ! » Pour la suite, hé­las ! il y au­ra un troi­sième tiers pro­vi­sion­nel à payer en sep­tembre et on re­pren­dra le cycle in­fer­nal du jan­vier au  juillet. His­toire de ver­ser leur sa­laire aux fonc­tion­naires qui vien­dront chi­po­ter sur ce que nous avons dé­jà cra­ché au bas­si­net.

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