La ZAC Saint-Exu­pé­ry fait dé­bat

La pre­mière réunion conduite par la Com-com, nou­veau ges­tion­naire, a été chaude : trot­toirs à amé­na­ger, es­paces verts mal en­tre­te­nus, si­gna­lé­tique in­exis­tante, sé­cu­ri­té in­cer­taine…

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Front Page - G.C.

La ren­contre, salle de l’As­té­roide, entre les oc­cu­pants de la ZAC Saint-Exu­pé­ry et les membres de la Com­mu­nau­té de com­munes ve­nus ex­po­ser leur plan d’ac­tion - en fa­veur de ce lieu dont ils ont la charge de­puis le 1er jan­vier- n’a pas été de tout re­pos. Au contraire. À peine ces res­pon­sables réunis au­tour du maire, Ray­mond Ca­zau­bon, et de la pre­mière ad­jointe, Co­rinne Ro­chette, avaient-ils fi­ni de se pré­sen­ter qu’un ri­ve­rain pous­sait un pre­mier coup de gueule : « Que comp­tez vous faire pour que le soir après 21 h, ceux qui conti­nuent de scier, meu­ler, pon­cer, ar­rêtent ? C’est une nui­sance in­to­lé­rable !» Vice-pré­sident de la Com-com en charge du dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique, conseiller dé­par­te­men­tal et maire de Gri­maud, Alain Be­ne­det­to, ten­ta, à sa ma­nière, de cal­mer le jeu : « Je vous rap­pelle que cet en­droit est prio­ri­tai­re­ment une zone d’ac­ti­vi­tés. Ce n’est en au­cun cas un site dé­dié à l’ha­bi­tat ». On tour­na en­suite un re­make du film de Louis et Au­guste Lu­mière « L’ar­ro­seur ar­ro­sé». En ef­fet, à peine Guillaume Per­rin, di­rec­teur du pôle éco­no­mique, ve­nait-il d’in­di­quer au cha­pitre des ac­tions en cours, l’ar­ro­sage deux fois par se­maine des es­paces verts qu’une femme d’ar­ti­san, Mme Gau­dry, s’em­por­ta : «Ce n’est pas vrai ! Toutes les plantes ins­tal­lées ré­cem­ment sont mortes. Idem pour la plu­part des ar­bustes. Quant à l’ar­ro­sage, il a lieu de ma­nière plus qu’ir­ré­gu­lière.» Constat com­plé­té par M. Sau­ville : « Chez nous, dans le fond de la ZAC, le jar­di­nier est om­ni­pré­sent de­puis quelques jours, mais, ef­fec­ti­ve­ment, de­vant, c’est la sé­che­resse.» Res­pon­sable du ser­vice, Chris­tophe De­ma­jean, va s’ef­for­cer de ré­soudre ce pro­blème. Quant à la si­gna­lé­tique, sa mise en place est pro­chaine, avec no­tam­ment l’ins­tal­la­tion d’un to­tem. Sur le su­jet, M. Gad­dy, in­di­qua que le fi­nan­ce­ment avait été in­clus dans le prix d’achat des lots. Ce à quoi M. Be­ne­det­to lui ré­tor­qua : « C’est pos­sible, mais nous allons le réa­li­ser sans vous de­man­der un cen­time d’eu­ro.» M. Gad­dy in­sis­ta : « L’amé­na­geur, la Se­ma­gest, a re­ver­sé à la mai­rie une forte somme d’ar­gent en­glo­bant notre paie­ment de ces es­paces…» Le pre­mier ma­gis­trat mon­ta alors au cré­neau : « La somme que nous avons per­çue n’im­plique ni les es­paces verts, ni l’amé­na­ge­ment des trot­toirs. Ces deux points ne fi­gurent pas dans le do­cu­ment fi­nal. «

Fu­turs ac­co­te­ments

En­fin, le gros point noir concerne la mise en oeuvre de trot­toirs. La rai­son ? « Pour un cer­tain nombre d’entre vous, l’acte de pro­prié­té va jus­qu’au bord de la route. On ne peut donc pas in­ter­ve­nir sauf si une conven­tion est pas­sée avec la Com-com afin que le ter­rain né­ces­saire à la réa­li­sa­tion de cet ou­vrage re­lève du do­maine pu­blic.» Ex­pli­ca­tion plu­tôt claire, mais pas pour l’en­semble des pré­sents qui sem­bla sur­pris par une telle an­nonce. Le ser­vice in­ter­com­mu­nal va donc éta­blir un diag­nos­tic à par­tir de l’étude des actes de pro­prié­té avant d’al­ler plus loin. Quant à la pose d’un ra­len­tis­seur à l’en­trée de la zone qui de­vrait por­ter le nom de parc, elle n’a pas fait l’una­ni­mi­té. Pro­chaine réunion d’ici six mois.

G. C.)

Les ri­ve­rains de la ZAC, très re­mon­tés face aux res­pon­sables de la Com-com et de la mu­ni­ci­pa­li­té.(Pho­to

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