« Veiller à ce que l’équi­page conserve ses com­pé­tences »

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Var - L. C.

Le ca­pi­taine de vais­seau Marc-An­toine de SaintGer­main livre quelques dé­tails sur le rôle qui se­ra le sien pen­dant toute la pé­riode de tra­vaux, puis au mo­ment de la phase d’es­sais du porte-avions. « Un chal­lenge im­por­tant », se­lon ses mots.

Pour­quoi avez-vous été choi­si pour le com­man­de­ment du porte-avions ?

Je pense que c’est mon par­cours qua­li­fiant qui a fait la dif­fé­rence. Pour­tant, je suis convain­cu que plein d’of­fi­ciers sont en me­sure de le faire. Je ne m’ima­gi­nais pas aux com­mandes du Char­lesde-Gaulle, pour­tant, j’y suis.

Quel va être votre rôle, alors que le bâ­ti­ment est à l’ar­rêt pour en­core de longs mois ?

Pour com­men­cer, je porte la res­pon­sa­bi­li­té de la sé­cu­ri­té à l’in­té­rieur du na­vire. Je suis le chef de chan­tier et le di­rec­teur de l’éta­blis­se­ment, qui n’a pas ces­sé de vivre mal­gré les tra­vaux. D’ici quelques mois, on l’es­père avant l’été , on fe­ra les pre­miers es­sais en mer. On se­ra d’abord seul, puis on in­té­gre­ra la flotte pour des en­traî­ne­ments en Mé­di­ter­ra­née. Mon rôle est aus­si de veiller à ce que l’équi­page conserve les com­pé­tences qui sont les siennes.

Ce­la passe par la for­ma­tion des ma­rins aux nou­veaux équi­pe­ments ins­tal­lés ?

Oui. C’est d’ailleurs ins­crit dans le contrat qu’on a pas­sé avec Na­val group. Les in­dus­triels doivent for­mer les ma­rins. On fait tout pour ne pas être rouillé et on a éta­bli plu­sieurs par­te­na­riats avec d’autres ba­teaux ou en­core avec la base aé­ro­na­vale d’Hyères. Tout a été an­ti­ci­pé pour qu’on ait une par­faite connais­sance du na­vire.

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