Lan­dreau dans le grand bain

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Sports -

Mi­ckaël Lan­dreau fait le grand saut : l’an­cien gar­dien em­blé­ma­tique du FC Nantes fait ses dé­buts à la tête d’une équipe pro­fes­sion­nelle, cet après-mi­di avec un FC Lo­rient re­van­chard, qui vise la re­mon­tée dans l’élite. C’est contre le pro­mu nor­mand Que­villy/Rouen, qu’il ou­vri­ra son comp­teur de coach. Ce­lui de joueur est res­té blo­qué à 784 ren­contres pro­fes­sion­nelles, dont 618 en Ligue 1, re­cord na­tio­nal, aux­quelles il faut ajou­ter 11 sé­lec­tions en équipe de France. À quelques heures du coup d’en­voi de sa nou­velle vie, il re­trouve les four­mille­ments et l’ex­ci­ta­tion de la com­pé­ti­tion. « Hier (mer­cre­di), on est al­lé voir le Mous­toir et on entre dans cette der­nière ligne droite. On a hâte d’en dé­coudre, parce qu’à un mo­ment tout ce qu’on fait c’est aus­si pour le par­ta­ger, vivre des émo­tions avec nos sup­por­ters et le mettre en ap­pli­ca­tion sur des matches où il y a un en­jeu », a-t-il ex­pli­qué jeu­di.

La ma­nière avant tout

« On est à la fois mo­ti­vé, con­cen­tré... » a-t-il pour­sui­vi. En­fant de l’école nan­taise, c’est à Lo­rient qu’il a dé­ci­dé de se lan­cer, un club tout aus­si an­cré dans la tra­di­tion du beau jeu, mais sa­me­di, ce ne se­ra ni une équipe « à la nan­taise », ni une équipe «à la Ch­ris­tian Gour­cuff » qui fou­le­ra la pe­louse du Mous­toir. « Si je cherche à re­pro­duire ce que j’ai ap­pris (à Nantes) il y a vingt ans, je suis mort », avait-il dé­cla­ré dans France Foot­ball, peu après sa no­mi­na­tion. Les lignes di­rec­trices du jeu qu’il prône ne de­vraient tou­te­fois pas dé­ce­voir les at­tentes. « J’ai com­po­sé, avec le club, un ef­fec­tif qui doit re­don­ner un cer­tain plai­sir, ame­ner du spec­tacle, de la vie. Le plus im­por­tant c’est la ma­nière, c’est elle qui nous per­met­tra d’al­ler ga­gner des matches », a-t-il glis­sé.

Dé­jà des cer­ti­tudes

En fin de contrat cet été, Syl­vain Mar­veaux, qui se­ra l’un des cadres de l’équipe et qui n’avait ja­mais connu, à 31 ans, a re­fu­sé des sol­li­ci­ta­tions en L1 et à l’étran­ger, pour pro­lon­ger trois ans. Un choix fort un peu lié à des consi­dé­ra­tions fa­mi­liales et beau­coup au dis­cours du jeune coach. « Le fait que ce soit quel­qu’un de nou­veau pour ap­por­ter cette fraî­cheur, cette en­vie, a été im­por­tant. Et sur ce que je vois de la pré­pa­ra­tion, je pense ne pas m’être trom­pé là­des­sus », a as­su­ré le mi­lieu de ter­rain of­fen­sif im­pres­sion­né par l’as­su­rance de Lan­dreau. «Tout est dé­jà très clair au ni­veau du mes­sage qu’il veut in­cul­quer. Il a de vraies cer­ti­tudes et c’est im­por­tant pour les joueurs, quel que soit leur âge ou leur ex­pé­rience. » Lan­dreau sait tou­te­fois que la L2 a ses spé­ci­fi­ci­tés. Si d’autres joueurs es­tam­pillés « L1 » comme Gaël Da­nic ou Fabien Le­moine ont re­joint le na­vire, il a éga­le­ment pris des joueurs comme Fe­lipe Saad ou Gaë­tan Cour­tet rom­pus à ces joutes. Pas de trop, dé­jà, pour dé­fier QRM. « C’est tou­jours des ren­contres où il faut être vi­gi­lant, où il faut être à ton ni­veau, parce que c’est ta per­for­mance qui fe­ra que tu peux ga­gner le match », a ju­gé Lan­dreau. Des pa­roles que ne re­nie­raient pas des coaches plus aguer­ris.

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