C’est le mo­ment...

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Détente - Le billet de Phi­lippe Bou­vard

Avant de faire ac­cep­ter à l’Ita­lie le prin­cipe de la na­tio­na­li­sa­tion – fut-elle tem­po­raire – de nos chan­tiers na­vals de Saint-Na­zaire, sans doute convien­drait-il de l’ex­pli­quer un peu mieux aux Fran­çais. Pour­quoi l’État met-il la main sur une en­tre­prise qui n’a que cinq pa­que­bots sur son car­net de com­mandes et brade-t-il dans le même temps dix­neuf aé­ro­ports sur les­quels se posent quo­ti­dien­ne­ment des cen­taines d’avions? Pour­quoi n’a-t-on pas usé du même droit de pré­emp­tion pour sous­traire le Club Med et les vi­gnobles bor­de­lais à la ra­pa­ci­té des chi­nois ? Et, pen­dant qu’on y est, pour­quoi ne pas vendre à des in­ves­tis­seurs étran­gers tous nos ser­vices pu­blics dé­fi­ci­taires : L’as­su­rance-ma­la­die qui souffre d’une trop grande pé­nu­rie de bien por­tant ; Pôle Em­ploi qui ne trouve du tra­vail qu’à ses conseillers ; La Poste rui­née par in­ter­net ; les caisses de re­traite condam­nées à mou­rir tant que les se­niors s’obs­ti­ne­ront à sur­vivre. Che­min de fer fai­sant, on en­join­dra à la SNCF de pro­po­ser ses voies de ga­rage et ses ter­rains vagues si­tués en bord de mer aux can­di­dats à une ré­si­dence se­con­daire et on ré­cu­pé­re­ra les mi­nis­tères en au­to­ri­sant les membres du gou­ver­ne­ment à pra­ti­quer le té­lé­tra­vail. L’opé­ra­tion pour­rait être confiée à Mme Mu­riel Pé­ni­caud qui, lors­qu’elle oeu­vrait dans le pri­vé, réus­sit à tou­cher un bo­nus d’un mil­lion d’eu­ros après avoir dé­ci­dé d’un plan

so­cial.

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