Cris Cab: «Je tra­vaille avec Phar­rell sur un nou­veau single»

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Lete - SKAN­DER FARZA

À peine re­ve­nu de Bu­ca­rest où il ne se re­met pas des « filles folles de l’Est », Cris Cab écar­quille les yeux de­vant la scène qui lui est ré­ser­vée. Des­si­né en LED, son nom est la prin­ci­pale source de lu­mière du dan­ce­floor du High Club. Avec son saxo­pho­niste-gui­ta­riste, ils viennent ef­fec­tuer leurs ba­lances mais aus­si tes­ter leurs meilleurs moves (dé­pla­ce­ments sur scène). Ce­lui qu’on a long­temps consi­dé­ré comme le pe­tit pro­té­gé de Phar­rell Williams puis de Wy­clef Jean a pris son en­vol ces deux der­nières an­nées, qu’il confirme avec sa tour­née eu­ro­péenne. Sa re­prise de la bal­lade de Sting En­glish­man in New York aé­té vue plus de 60 mil­lions de fois sur In­ter­net. Chose fa­cile avec son timbre de voix, na­tu­rel­le­ment co­lo­ré aux ac­cents des Ba­ha­mas de son en­fance. Un suc­cès que le jeune amé­ri­cain en­caisse bien. Avec son t-shirt aus­si large que son sou­rire, cette ma­chine à tube de l’été res­semble plus aux jeunes qu’il fait dan­ser qu’à la su­per­star des charts in­ter­na­tio­naux.

Vos pre­mières im­pres­sions sur le pu­blic fran­çais ? Ce n’est pas fou d’être aus­si ai­mé ailleurs qu’aux États-Unis ? Je l’adore ! Ce pu­blic m’en­voie tel­le­ment d’amour et me donne l’op­por­tu­ni­té de me pro­duire à l’in­ter­na­tio­nal. C’est un pu­blic qui, si vous faites du bon bou­lot, vous le fait com­prendre très vite. J’ai eu des ex­pé­riences for­mi­dables par­tout dans ce pays. Une tour­née eu­ro­péenne, à  ans. Com­ment garde-t-on la tête froide ? Le sport marche pas mal sur moi. Je vais à la salle de sport, je cours un peu ça me change les idées. Mais sur­tout il y a la fa­mille, mes amis de ly­cée avec qui je garde tou­jours contact (il montre son

té­lé­phone du doigt). Sans ça, j’au­rais l’im­pres­sion de pas­ser à cô­té de tout. Cette fantastique car­rière a dé­bu­té avec l’aide de Phar­rell Williams, comme un men­tor pour vous. Quel est le meilleur conseil qu’il vous ait don­né ? Je n’ai pas vrai­ment de phrases choc à te dire. Ce que je re­tiens par-des­sus tout de lui c’est que c’est un homme qui n’ar­rête ja­mais, ja­mais de tra­vailler. Il met tou­jours la barre très haut et ne se laisse ja­mais al­ler. C’est un exemple pour tous, même s’il a au­jourd’hui une ré­pu­ta­tion très so­lide il conti­nue à tra­vailler dur comme si c’étaient ses pre­mières an­nées. J’es­saie de faire de même main­te­nant que ma car­rière est bien lan­cée. Pour­quoi alors conti­nuer à faire des duos avec des su­per­stars comme Pit­bull sur ton der­nier single ? Un ar­gu­ment marketing ? Il y a un peu de ça quand on veut tou­cher le plus grand nombre de per­sonnes mais ce n’est vrai­ment pas ma fa­çon de voir les choses. C’est tout sim­ple­ment parce que je trouve ça nor­mal de fu­sion­ner ma mu­sique, mon uni­vers avec ceux d’autres ar­tistes. On est dans une époque où la mu­sique ne peut plus être que d’un seul genre. D’autres col­la­bo­ra­tions à ve­nir ? Pas vrai­ment, au contraire même

(rires). J’ai en­vie de re­ve­nir à des chan­sons plus per­son­nelles dans mon style. Ex­cep­tée ma nou­velle chan­son qui va bien­tôt sor­tir, tou­jours avec Phar­rell mais avec des ac­cents plus reg­gae et trap. J’es­père que ça don­ne­ra quelque chose de nou­veau.

(Pho­to Cy­ril Do­der­gny)

Der­niè­re­ment en concert au High Club, Cris Cab se re­pro­dui­ra sur la même scène le  août.

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