Sé­cu­ri­té ren­for­cée contre le ter­ro­risme

Ra­ma­tuelle Des conven­tions vi­sant à pré­ve­nir un at­ten­tat sur la plage de Pam­pe­lonne et au théâtre de Ver­dure ont été si­gnées hier entre la mai­rie, l’État et la gen­dar­me­rie

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Front Page - C. DU­PONT cdu­pont@ni­ce­ma­tin.fr

Le sous-pré­fet Phi­lippe Por­tal était re­çu hier en mai­rie de Ra­ma­tuelle par le maire Ro­land Bru­no, en­tou­ré des ser­vices de gen­dar­me­rie, de la po­lice mu­ni­ci­pale et de l’as­so­cia­tion des ex­ploi­tants de plage de Pam­pe­lonne. Si la si­gna­ture des conven­tions de sé­cu­ri­sa­tion du théâtre de Ver­dure et de la plage de Pam­pe­lonne n’est in­ter­ve­nue qu’hier, les me­sures ont pour la plu­part été mises en place dès le dé­but de sai­son. Après la si­gna­ture, le 20 juin der­nier, d’une conven­tion avec le Do­maine du Rayol, trois sites consi­dé­rés comme par­ti­cu­liè­re­ment sen­sibles en rai­son de leur fré­quen­ta­tion font donc dé­sor­mais l’ob­jet d’une at­ten­tion par­ti­cu­lière dans le Golfe de Saint-Tro­pez.

Gen­darmes en x

Et jouissent d’un la­bel des­ti­né aus­si à « ras­su­rer les clients », pré­ci­sait le sous­pré­fet, et donc pré­ser­ver au ni­veau na­tio­nal l’at­trac­ti­vi­té tou­ris­tique, im­pac­tée par les at­ten­tats per­pé­trés sur le sol fran­çais ces deux der­nières an­nées. « Nous avons en tête les risques d’in­cen­die, mais il ne faut pas ou­blier les me­naces ter­ro­ristes », a rap­pe­lé le co­lo­nel Her­mann. Un ré­fé­rent sû­re­té a été char­gé d’éta­blir un diag­nos­tic sur les vul­né­ra­bi­li­tés po­ten­tielles des sites et dé­fi­nir des so­lu­tions « en termes d’or­ga­ni­sa­tion, de pré­ven­tion, de dis­po­si­tifs afin de mi­ni­mi­ser le risque ter­ro­riste ». Les conven­tions mettent ain­si l’ac­cent sur la coor­di­na­tion entre les dif­fé­rentes forces, gen­dar­me­rie et po­lice mu­ni­ci­pale, la connais­sance des lieux par les dif­fé­rents par­te­naires et des exer­cices gran­deur na­ture, comme ce­lui qui s’était dé­rou­lé sur la plage de Pam­pe­lonne dé­but avril. Pour des rai­sons évi­dentes, les me­sures concrètes n’ont pas été dé­taillées. Concer­nant le théâtre de Ver­dure, Ro­land Bru­no a sim­ple­ment évo­qué l’ins­tal­la­tion d’un bloc de bé­ton afin de stop­per l’in­tru­sion éven­tuelle d’une voi­ture-bé­lier. « L’acte in­di­vi­duel de ce type, c’est ce que l’on craint le plus », a-t-il com­men­té, avant d’évo­quer « d’autres ac­tions plus dis­crètes à l’in­té­rieur du théâtre », «la mise en place de la po­lice mu­ni­ci­pale et de vi­giles » , et l’obli­ga­tion pour les or­ga­ni­sa­teurs d’évé­ne­ments im­por­tants - Festival de Ra­ma­tuelle et festival de jazz - de prendre éga­le­ment des dis­po­si­tions. Ob­jet aus­si de toutes les at­ten­tions, les 4,5 km de la baie de Pam­pe­lonne et de la plage, qui draine des mil­liers de tou­ristes. « Nous veillons prin­ci­pa­le­ment à l’ac­cès ter­restre de la plage », a in­di­qué Ro­land Bru­no. Le prin­ci­pal chan­ge­ment cette sai­son a consis­té en la mise en place d’un poste de gen­dar­me­rie pro­vi­soire pour la sai­son, oc­cu­pé en per­ma­nence par quatre gen­darmes (gen­darmes mo­biles et ré­ser­vistes opé­ra­tion­nels). À bord d’un 4x4, les mi­li­taires, do­tés d’un lo­cal at­tri­bué par la mu­ni­ci­pa­li­té à cô­té du poste de se­cours, ef­fec­tuent des ro­ta­tions sur la plage. La po­lice mu­ni­ci­pale, équi­pée d’un quad, sur­veille par ailleurs pour la troi­sième sai­son les lieux, comme les CRS et la bri­gade nau­tique. Une pré­sence vi­sible sa­luée par les ex­ploi­tants de plage. « L’an der­nier, nous étions en at­tente de me­sures de sé­cu­ri­té sup­plé­men­taires », rap­pe­lait avant la réunion Jacques Na­veau, vice-pré­sident de l’as­so­cia­tion des ex­ploi­tants de la plage, au­jourd’hui sa­tis­faite du dis­po­si­tif, et par­ti­cu­liè­re­ment de l’ins­tal­la­tion du poste de gen­dar­me­rie.

« Pas d’in­for­ma­tions in­quié­tantes »

« Nous voyons les gen­darmes pas­ser très ré­gu­liè­re­ment, une vé­ri­table pré­sence bien per­çue par les clients, qui se disent ras­su­rés », a sou­li­gné Jean-Claude Mo­reu, pré­sident de l’as­so­cia­tion. As­so­ciés à la conven­tion, les ex­ploi­tants ont aus­si un rôle à jouer, consis­tant à « sen­si­bi­li­ser le per­son­nel, être vi­gi­lant » ,are­le­vé le co­lo­nel. Le sous-pré­fet a par ailleurs rap­pe­lé les nou­veaux moyens ma­té­riels al­loués à la com­pa­gnie de gen­dar­me­rie de Gas­sin, qui s’est no­tam­ment vue at­tri­buer un deuxième PSIG-Sabre, pe­lo­ton de sur­veillance et d’in­ter­ven­tion lour­de­ment ar­mé. « Ce­la ne veut pas dire que nous avons re­çu des in­for­ma­tions in­quié­tantes ,ate­nu à pré­ci­ser Phi­lippe Por­tal. Il s’agit de la mise en oeuvre de me­sures de pré­ven­tion ».

(Pho­to doc DR)

Les conven­tions, qui concernent dans le Golfe le Do­maine du Rayol, le théâtre de Ver­dure et la plage de Pam­pe­lonne, sont in­ter­ve­nues dans le cadre du plan de re­lance du tou­risme dé­ci­dé par le gou­ver­ne­ment en no­vembre. Elles visent à ren­for­cer la pré­ven­tion sur les sites tou­ris­tiques sen­sibles à la me­nace ter­ro­riste.

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