En­cou­ra­geant

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Sports - MATHÉO GESLAN

Quatre fois vain­queur du Tour, Fa­bien Hen­ry est un ha­bi­tué de la com­pé­ti­tion. C’est en connais­sance de cause qu’il a ac­cep­té de ma­na­ger TPM cette an­née. Mal­gré une fin de Tour plus com­pli­quée où l’équi­page est des­cen­due à la 5e place du clas­se­ment jeunes, le bi­lan est plu­tôt po­si­tif pour les Va­rois.

Êtes-vous dé­çu que votre Team ne fi­nisse pas le Tour sur le po­dium du clas­se­ment jeunes ?

On a par­lé d’un po­dium jeunes mais il n’y avait pas vrai­ment d’ob­jec­tif spor­tif car c’était leur pre­mier Tour à tous. TPM fait par­tie des sept équi­pages sur 29 à dé­cou­vrir le Tour. Le fait de les voir at­teindre par­fois la 14e place du clas­se­ment gé­né­ral, c’est dé­jà bien.

L’am­biance a sem­blé être au beau fixe au sein de l’équi­page…

J’ai pris beau­coup de plai­sir à les en­ca­drer. Il y a une bonne am­biance à terre et en mer. Ils ont été vo­lon­taires, in­ves­tis et res­pec­tueux. Cer­tains chan­ge­ments d’équi­pages ont été par­fois un peu dif­fi­ciles car les au­to­ma­tismes ne sont plus les mêmes. Par ex­pé­rience je le sa­vais, mais glo­ba­le­ment tout s’est très bien pas­sé.

Qu’est-ce que ça fait de pas­ser de l’autre cô­té et d’être ma­na­ger?

Ça me dé­mange par­fois de na­vi­guer, c’est ma pas­sion de­puis que je suis en­fant. Mais c’est un bon dé­fi de tout faire pour que ça se passe bien.

Qu’en est-il de votre re­la­tion avec l’équi­page ?

Je pense que les jeunes ont ap­pré­cié qu’on tra­vaille en­semble. Quand ils font des er­reurs, je râle un peu car je me dis que si j’étais sur le ba­teau, ça ne pas­se­rait pas. Mais c’est tou­jours pour leur bien, je n’ai ja­mais sor­ti le fouet (rires).

Que vous a ap­por­té hu­mai­ne­ment cette ex­pé­rience ?

L’hu­main est un point clé pour ma­na­ger une équipe de jeunes. Réus­sir à dé­ce­ler les per­son­na­li­tés, mais aus­si le fonc­tion­ne­ment à bord. Ré­gu­ler le groupe, mettre en place un res­pect des ho­raires. C’est un exer­cice in­té­res­sant.

En­vi­sa­gez-vous de pour­suivre les an­nées pro­chaines en tant que ma­na­ger de TPM ?

C’est un peu tôt pour le dire. On se réuni­ra tous d’ici quelques se­maines pour faire un bi­lan et prendre une dé­ci­sion. Il faut aus­si que les par­te­naires suivent, c’est le nerf de la guerre. Il y a pas mal d’in­cer­ti­tudes pour le mo­ment...

Pen­sez-vous que des fu­turs vain­queurs du Tour fi­gurent dans l’équi­page ?

In­di­vi­duel­le­ment, cer­tains m’ont épa­té. De là à dire que c’est un équi­page ca­pable de ga­gner, c’est dif­fi­cile. Ça dé­pend de tel­le­ment de choses, d’une co­hé­sion de groupe qui se met en place, des ob­jec­tifs in­di­vi­duels de cha­cun, de l’in­ves­tis­se­ment qu’ils vont être ca­pables de mettre dans les an­nées fu­tures s’il y a une conti­nui­té. Mais j’ai eu de bonnes sur­prises.

Je râle un peu. Mais je n’ai ja­mais sor­ti le fouet... ”

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