Quand Lit­tle Geor­gie fai­sait cra­quer les ma­mans

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Le Journal L'ete -

Si Give me the night a éclip­sé d’autres suc­cès tout aus­si conta­gieux que Bree­zin’ ou Turn your love around , ce som­met du jazz-funk pro­duit par Quin­cy Jones a don­né à la car­rière de George Ben­son un élan spec­ta­cu­laire. Connu, il l’était de­puis long­temps : « J’ai com­men­cé tout pe­tit sous le nom de Lit­tle Geor­gie Ben­son. On me de­man­dait tou­jours : “Lit­tle Geor­gie, chante-nous quelque chose ! ” Quand au bout d’un mo­ment je di­sais que j’étais fa­ti­gué, j’en­ten­dais “On te paie­ra bien ! ” et je re­trou­vais aus­si­tôt de l’éner­gie… » À sept ans, il se pro­dui­sait dé­jà dans des clubs. À dix ans, il en­re­gis­trait son pre­mier disque. Geor­gie a gran­di, de­ve­nant un fa­meux gui­ta­riste à vingt ans, au­près des meilleurs mu­si­ciens de New York. Il a tra­vaillé avec les plus grands de son temps. No­tam­ment Are­tha Frank­lin, « la voix la plus puis­sante » qu’il ait en­ten­due. Ste­vie Wonder, «com­po­si­teur, mu­si­cien et chan­teur fa­bu­leux». Frank Si­na­tra, « l’un des plus grands pop sin­gers de son temps » . Ou Miles Da­vis, « un gé­nie », et Mi­chael Jack­son, « ami très pré­cieux » qui, vi­vant « dans un uni­vers de conte de fées », ne s’est ja­mais adap­té à la réa­li­té.

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