Échec à la ca­ni­cule, dans les éta­blis­se­ments cli­ma­ti­sés Draguignan

Dans les éta­blis­se­ments ac­cueillant les per­sonnes âgées, la vie des ré­si­dents a chan­gé, comme les condi­tions de tra­vail des per­son­nels, avec l’ins­tal­la­tion de la cli­ma­ti­sa­tion...

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Var - V.G.

Le pla­ce­ment du Var en vi­gi­lance mé­téo­ro­lo­gique orange, a conduit le préfet du Var à dé­clen­cher, mar­di, le ni­veau 3 du plan dé­par­te­men­tal ca­ni­cule. Dans les éta­blis­se­ments de san­té, les me­sures de ges­tion ri­gou­reuse de l’oc­cu­pa­tion des lits sont mises en oeuvre, tout comme la prise en compte des risques as­so­ciés à la ca­ni­cule. À Draguignan, la si­tua­tion est maî­tri­sée au sein de l’Éta­blis­se­ment d’hé­ber­ge­ment des per­sonnes âgées dé­pen­dantes (Ehpad) du Mal­mont, qui ac­cueille 121 ré­si­dents. Après les dé­gâts cau­sés par les inon­da­tions de juin 2010, des tra­vaux de mo­der­ni­sa­tion ont été en­tre­pris, et no­tam­ment la pose d’un sys­tème de cli­ma­ti­sa­tion ré­ver­sible dans les es­paces de cir­cu­la­tion, par­ties com­munes et les chambres. Seules dix chambres doivent en­core être équi­pées, ce chan­tier s’ache­vant en oc­tobre.

On ne connaît plus la ca­ni­cule

«En 2003, c’était com­pli­qué, les or­ga­nismes avaient souf­fert mais on n’avait pas connu de sur­mor­ta­li­té. On de­vait faire des ro­ta­tions de ré­si­dents dans la salle cli­ma­ti­sée. Dé­sor­mais, on ne connaît plus la ca­ni­cule, as­sure Bet­ty Rou­quet, cadre de san­té. On reste très vi­gi­lant au ni­veau de l’hy­dra­ta­tion des ré­si­dents. Ils ont tous des ca­rafes d’eau dans les chambres, et on fait des pas­sages plus fré­quents pour vé­ri­fier qu’ils boivent. Ceux qui ne sont pas en me­sure de le faire seuls sont ai­dés par le per­son­nel. On veille éga­le­ment à ce qu’ils soient ha­billés de fa­çon plus lé­gère même si c’est par­fois plus com­pli­qué car cer­tains n’ont pas la même sen­sa­tion de cha­leur. C’est comme la soif. Il faut les sol­li­ci­ter. » Toutes les uni­tés de soins sont do­tées de fon­taines à eau ré­fri­gé­rée. De même, les cru­di­tés sont plus pré­sentes dans les re­pas et le goû­ter com­po­sé de milk-shake, bois­sons fraîches et autres glaces. «On de­mande aux ré­si­dents de ne sor­tir que le ma­tin de bonne heure et aux fa­milles de ne pas sor­tir leur pa­rent l’après-mi­di », ajoute Mme Rou­quet. Les ré­si­dents ap­pré­cient ce confort. « On est au frais dans la mai­son. La ca­ni­cule, on la per­çoit seule­ment quand on sort, pas à l’in­té­rieur », sou­ligne Jacques Pe­tay, pré­sident du conseil de vie so­ciale. « Ce n’est pas dans mes ha­bi­tudes de boire beau­coup, mais je m’ef­force de le faire da­van­tage, je suis pas­sée de 1,5 à 2 litres par jour», ajoute Anne-Ma­rie Mar­con. Sa voi­sine, Hen­riette An­toine, fait mieux avec 3 litres d’eau par jour, et une bou­teille en main qui ne la quitte pas. Les der­niers à pro­fi­ter de la cli­ma­ti­sa­tion sont les per­son­nels, dont les condi­tions de tra­vail se sont no­toi­re­ment amé­lio­rées.

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