Mou­gins : re­bon­dis­se­ment au­tour du mas de Pi­cas­so

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Var / Grand Sud Carnet - FRANCK LECLERC

C’est une his­toire à ti­roirs. Alors que la presse in­ter­na­tio­nale avait lar­ge­ment re­layé l’in­for­ma­tion, il semble que Rayo Wi­tha­nage n’a ja­mais concré­ti­sé son offre d’achat for­mu­lée en dé­cembre 2016. Cet homme d’af­faires d’ori­gine sri-lan­kaise et na­tif des îles Fid­ji ré­side entre Londres et Bru­nei. On le croyait pro­prié­taire de la der­nière de­meure de Pa­blo Pi­cas­so à Mou­gins, cet élé­ment est dé­men­ti par Me Maxime Van Rol­le­ghem. Ce der­nier, avo­cat au bar­reau de Grasse, est le bras ar­mé des conseils néer­lan­dais de la banque du pré­cé­dent ac­qué­reur, ma­ni­fes­te­ment dé­faillant. « Je pour­suis pour le compte de cette banque la vente sur sai­sie im­mo­bi­lière. Une pre­mière au­dience était pré­vue le 2 fé­vrier der­nier de­vant le tri­bu­nal de grande ins­tance de Grasse. Au­dience re­pous­sée car la par­tie sai­sie avait pré­sen­té un ache­teur, M. Wi­tha­nage. » De­puis, la si­tua­tion n’a guère évo­lué. « Le temps pas­sant, nous avions ré­af­fi­ché la vente pour le 8 juin mais M. Wi­tha­nage n’est pas ve­nu. La banque ayant elle-même por­té une en­chère pour 18,360 M€ , M. Wi­tha­nage a sur­en­ché­ri dans les huit jours qui ont sui­vi. Mais l’ac­qui­si­tion n’a ja­mais été fi­na­li­sée de­vant no­taire. » La bas­tide re­vient donc le 12 oc­tobre sur une mise à prix de 20,196 M€ .« Les en­chères sont ou­vertes, tous les ac­qué­reurs po­ten­tiels peuvent par­ti­ci­per. Que le meilleur gagne », conclut Me Van Rol­le­ghem en rap­pe­lant que des vi­sites sont pré­vues les 22 et 29 sep­tembre, de 14 à 16 h. Le 12 oc­tobre, les can­di­dats de­vront sa­tis­faire à deux obli­ga­tions. Ve­nir avec un avo­cat et lui avoir re­mis, au préa­lable, un chèque de ga­ran­tie émis par une banque fran­çaise pour un mon­tant d’un peu plus de 2 M€, soit 10 % du prix de dé­part. Des ama­teurs amé­ri­cains et chi­nois se­raient sur les rangs. Ch­ris­tie’s In­ter­na­tio­nal vient de re­lan­cer la com­mu­ni­ca­tion au­tour du mas Notre-Dame-de-Vie. En in­sis­tant sur le ca­rac­tère unique d’un en­semble qui dé­ve­loppe une sur­face ha­bi­table de 2 400 m2, dont 1 500 pour le corps prin­ci­pal. Quinze chambres, douze salles de bains, une pis­cine, des ter­rasses sur 3,3 hec­tares de ter­rain…

« Ex­cep­tion­nelle »

« Il faut en­trer pour com­prendre à quel point cette mai­son est ex­cep­tion­nelle. Une fois à l’in­té­rieur, on n’a plus en­vie d’en par­tir », as­sure Me Van Rol­le­ghem qui si­tue sa« vraie va­leur »entre30et50M €. Ca­the­rine Hu­tin, la fille de Jac­que­line Roque-Pi­cas­so, avait cé­dé Notre-Da­mede-Vie à un in­ves­tis­seur néer­lan­dais le 11 dé­cembre 2007, pré­fé­rant alors vivre au châ­teau de Vau­ve­nargues, près d’Aixen-Pro­vence. Pa­blo Pi­cas­so s’était ins­tal­lé en 1961 à Mou­gins. Il s’y est éteint le 8 avril 1973, après une dou­zaine d’an­nées par­ti­cu­liè­re­ment fé­condes.

(Pho­to Ch­ris­tie’s In­ter­na­tio­nal)

Une bas­tide res­tau­rée par l’in­ves­tis­seur néer­lan­dais qui l’avait ac­quise au­près de la fille de Jac­que­line Roque-Pi­cas­so, en .

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