Lu­nal­le­na passe du reg­gae à la pop

Pour sa soi­rée de lan­ce­ment, le fes­ti­val a en­flam­mé le stade De­fer­ra­ri de Bandol dans une am­biance folle et face à un pu­blic conquis. Ce soir, la fête conti­nue avec un set pop-elec­tro

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Front Page -

Der­rière la scène, la col­line et les mats des ba­teaux du port de Bandol... La pre­mière édi­tion du Lu­nal­le­na fes­ti­val, or­ga­ni­sé par le groupe Nice-ma­tin en co­pro­duc­tion avec Mo­na­co Live, se tient ce week-end au stade De­fer­ra­ri. Ven­dre­di, 16 h 30, les ba­lances battent leur plein. « Avance, re­cule, plus de son, moins de basses... »Les in­gé­nieurs du son et lu­mières s’af­fairent sur l’im­mense scène ins­tal­lée dans le stade. Quelques cu­rieux sont mas­sés de­vant les grilles, pro­fi­tant de ces ré­pé­ti­tions au son to­ni­truant. Mal­gré la cha­leur écra­sante, Sa­lo­mé, 22 ans et bé­né­vole pour l’évé­ne­ment est ra­vie d’être là : « J’adore les fes­ti­vals, l’am­biance est tou­jours gé­niale. Les têtes d’af­fiche de ce­lui-ci me plai­saient énor­mé­ment c’est pour ça que j’ai pro­po­sé mon aide.» Tout le wee­kend elle ai­de­ra à l’en­trée, au bar, ou en­core à la vente de ti­ckets : «Je suis là en ren­fort, je vais faire de tout mais c’est ça qui est amu­sant » ex­plique-t-elle. A 17 h 30 c’est l’agi­ta­tion, les portes ou­vri­ront dans une de­mi-heure et lan­ce­ront le coup d’en­voi de ce fes­ti­val nou­veau né. Plu­sieurs spec­ta­teurs at­tendent dé­jà, sous un so­leil de plomb, les pieds en­core en­sa­blés par la plage qui se trouve à seule­ment quelques mètres.

« Mu­sic is about ener­gy »

18h05, les portes ouvrent, les pre­miers ama­teurs pé­nètrent dans le stade. Sa­rouels, che­veux longs... une bonne par­tie du pu­blic est à l’image des ar­tistes et groupes qui animent la soi­rée. «Mu­sic is about ener­gy, give love, get love » scande le chan­teur de Me­ta and the Cor­ners­tones. Une phi­lo­so­phie qui trouve écho dans l’am­biance de la soi­rée où sou­rires et ac­co­lades sont de mise. Les pieds nus d’en­fants, jeunes et plus âgés dé­am­bulent sur le par­terre de bois ins­tal­lé dans le stade. A 20 h, Ho­race An­dy dé­bute son concert et achève d’ins­tal­ler une at­mo­sphère fes­tive et lé­gère. Si cer­tains pro­fitent de l’ombre sur le cô­té, beau­coup dansent avec fré­né­sie, un verre à la main. A quelques mètres, le chan­teur de Me­ta and the Cor­ners­tones se ba­lade et prend des pho­tos avec ses fans, un mo­ment de par­tage à l’image de cette soi­rée. A la tom­bée de la nuit l’at­mo­sphère se fait plus sur­vol­tée avec l’ar­ri­vée de Ka­lash et ses mor­ceaux en­traî­nants. De quoi pré­pa­rer l’en­trée en scène du très at­ten­du Al­pha Blon­dy qui, au son de son tube Jé­ru­sa­lem, avance sur la scène sous les cris du pu­blic dans la joie et l’ef­fer­ves­cence. Deux sen­ti­ments qui de­vraient de nou­veau ha­bi­ter les es­prits des fes­ti­va­liers ce soir, pour un set d’un tout autre style avec Phoe­nix, Two Door Ci­ne­ma Club ou en­core Vi­ta­lic. Coup d’en­voi à 18h45.

Des pieds nus sau­tillent, des bras ba­lancent... A deux pas du port, le Lu­nal­le­na Fes­ti­val a te­nu son pa­ri. Un pu­blic aux anges de­vant les stars du reg­gae qui se suc­cèdent. Les flashs cré­pitent : Al­pha Blon­dy vient d’ar­ri­ver sur scène.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.