L’Etat a dé­ci­dé d’ins­tal­ler des mi­grants sur la com­mune

Des places étaient va­cantes dans le foyer de tra­vailleurs im­mi­grés. La Pré­fec­ture y a pla­cé 10 mi­grants le 25 juillet, et 20 autres vont ar­ri­ver avant fin août

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Sainte - Maxime - Ch.C.

L’in­for­ma­tion a cir­cu­lé cette se­maine sur les ré­seaux so­ciaux : des mi­grants sont ins­tal­lés à Sainte-Maxime. Vrai ? Faux ? C’est tout à fait vrai. De­puis le 25 juillet dix mi­gants sont ins­tal­lé au Foyer « Les Pla­tanes », dix jeunes hommes de na­tion­na­li­té af­ghane. Sur dé­ci­sion du maire ? « Pas du tout, s’em­presse de pré­ci­ser Vincent Mo­risse. Je n’ai pas été consul­té et je n’étais pas vo­lon­taire pour ac­cueillir des mi­grants à Sainte-Maxime. J’ai juste été in­for­mé de cette éven­tua­li­té il y a un mois par le sous-pré­fet, puis plus rien. J’avais dit que je désap­prou­vais sur la forme et sur le fond. Et je vais en­voyer un cour­rier au Pré­fet pour lui dire que je me dis­so­cie de cette dé­ci­sion, même si ce foyer n’est pas sous ges­tion mu­ni­ci­pale. » Du cô­té de la Pré­fec­ture on ex­plique avoir agi en to­tale trans­pa­rence. « Il n’y a rien d’ex­cep­tion­nel, ex­plique la sous pré­fète As­trid Jef­frault, char­gée de mis­sion à la Pré­fec­ture. Cette ins­tal­la­tion entre dans le cadre de la po­li­tique na­tio­nale mi­gra­toire et dans le dis­po­si­tif na­tio­nal CAO : Centres d’ac­cueil et d’orien­ta­tion des mi­grants ». Sainte-Maxime est la cin­quième com­mune in­té­grée dans ce dis­po­si­tif avec La Seyne, Tou­lon, Bel­gen­tier et Pier­re­feu. Pour­quoi Sainte-Maxime ? Parce qu’il y avait des places va­cantes dans un foyer pour tra­vailleurs im­mi­grés ou­vert de très longue date, qui compte 51 places, dont une ving­taine seule­ment d’oc­cu­pées. Les 10 pre­miers mi­grants sont ar­ri­vés le 25 juillet, 10 autres ar­ri­ve­ront mi-août puis en­core 10 fin août après de pe­tits tra­vaux de ré­no­va­tion des lo­caux. « Il s’agit de jeunes mi­grants, fraî­che­ment ar­ri­vés en France et en voie d’orien­ta­tion, pré­cise la sous-pré­fète. Il s’agit de leur pre­mier ac­cueil, une sorte de mise à l’abri et ac­com­pa­gne­ment en at­ten­dant qu’il soit sta­tué sur leur de­mande d’asile et leur sta­tut ju­ri­dique.» La du­rée de leur sé­jour à Sainte-Maxime se­ra va­riable et fonc­tion à la fois de leur propre vo­lon­té et de la com­plexi­té de leur dos­sier. Il faut sa­voir que la plu­part d’entre eux n’ont qu’une idée en tête : re­joindre l’An­gle­terre. Les 10 pre­miers ar­ri­vés sont tous Af­ghans, mais dans les autres struc­tures va­roises on compte des Ira­kiens, des So­ma­liens, des Éry­thréens, des Ko­wei­tiens,... Tous sont ac­com­pa­gnés par des tra­vailleurs so­ciaux, qui outre le sui­vi de leur dos­sier, leur as­surent un ap­pren­tis­sage du fran­çais.

(Pho­to Pa­trick Oni­mus)

C’est dans cette ré­si­dence, du cô­té du Camp-Fer­rat, que les jeunes mi­grants sont ac­cueillis.

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