« Je dois me li­bé­rer »

Au­teur d’une sai­son moyenne, Re­naud La­ville­nie es­père que le sau­toir de Londres lui sou­ri­ra en­core pour gla­ner le seul titre qui manque à son pal­ma­rès

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Sports -

Re­naud La­ville­nie, dans quelle forme abor­dez-vous ces Mon­diaux ? J’ar­rive en étant as­sez com­pé­ti­tif. Je suis content de re­ve­nir dans une ville qui m’a réus­si pré­cé­dem­ment. Un Cham­pion­nat, c’est tou­jours ex­ci­tant et je ne viens pas pour faire de la fi­gu­ra­tion. Que vous ins­pire ce re­tour à Londres, où vous aviez rem­por­té les JO- ? C’est plus quand tu rentres dans le stade que tu as plein de fla­sh­backs, avec des pe­tits dé­tails ano­dins qui t’ont mar­qué. Je suis re­ve­nu trois fois et à chaque fois ce­la s’est très bien pas­sé et je me suis ré­ap­pro­prié l’es­pace avec des ondes po­si­tives. C’est quelque chose qui te fait du bien, de re­ve­nir dans un stade qui te donne confiance, même si ça ne veut ab­so­lu­ment rien dire sur le plan spor­tif. Mais d’un point de vue psy­cho­lo­gique, tu es apai­sé parce que tu n’as que des bonnes ondes sur le stade. Com­ment ju­gez-vous vos der­nières séances d’en­traî­ne­ment ? J’ai eu des hauts et des bas. Il a fal­lu que j’or­ga­nise mon temps avec la nais­sance de ma fille. J’ai eu des séances plus que moyennes et d’autres très bonnes. Les der­nières ont mon­tré une lé­gère mon­tée en puis­sance, ce qui était in­té­res­sant. Mais il faut tout re­mettre à jour en com­pé­ti­tion. J’ai l’avan­tage d’avoir les qua­li­fi­ca­tions qui vont me ser­vir d’en­traî­ne­ment. Dans l’en­semble, je suis content d’avoir mi­ni­mi­sé le temps per­du des der­niers mois pour avoir un ni­veau as­sez cor­rect. Qu’est-ce ce­la change de ne pas être le grand fa­vo­ri ? Ce­la en­lève un pe­tit peu de pres­sion mais pas tant que ça parce que ce n’est pas comme si j’ar­ri­vais en étant out­si­der, sans avoir ja­mais rien fait. Je suis quand même at­ten­du au tour­nant. Mais cette an­née, la donne a chan­gé Sam Ken­dricks a été très très fort cet été et se­ra le gran­dis­sime fa­vo­ri. Et il y a trois-quatre mecs qui sont un pe­tit cran en-des­sous mais en cham­pion­nat, un saut peut tout chan­ger. Je me re­trouve dans une po­si­tion qui était celle de mes concur­rents par le pas­sé. Est-ce que ça va me por­ter chance? Je ne sais pas. Mais je suis plus concen­tré sur le fait de sau­ter, prendre du plai­sir et don­ner le maxi­mum. L’ob­jec­tif est d’al­ler cher­cher une mé­daille mais la dif­fé­rence entre l’or et le bronze, c’est par­fois juste un échec. En tout cas je n’ai pas d’ex­cès de confiance même si je sais ce que je vaux. Je dois me li­bé­rer. Ce se­ra la clé de la réus­site.

(Pho­to Jean-Fran­çois Ot­to­nel­lo)

Re­naud La­ville­nie : « Je suis concen­tré sur le fait de sau­ter, prendre du plai­sir, don­ner le maxi­mum. »

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