Pannes d’élec­tri­ci­té : le coup de gueule du maire

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Cavalaire -

C’est l’épi­sode de trop. Sa­me­di, une panne d’élec­tri­ci­té géante tou­chait une frange im­por­tante du lit­to­ral va­rois, im­pac­tant jus­qu’à 5 000 foyers. A Ca­va­laire, 200 clients ont été pri­vés d’élec­tri­ci­té, pen­dant, pour cer­tains, près de 24 h. Une si­tua­tion qui au­rait pu mettre de nom­breuses per­sonnes et so­cié­té en grandes dif­fi­cul­tés. Cette panne s’ajoute à celle sur­ve­nue dans tout le Golfe de Saint-Tro­pez le 20 juillet der­nier, met­tant les nerfs à rude épreuve. Trop, c’est trop pour le maire, Phi­lippe Leo­nel­li, qui a dé­ci­dé de ta­per du poing sur la table. « Je suis en co­lère car j’ai ap­pris la nou­velle de la panne par les ré­seaux so­ciaux ! On doit, moi comme les autres maires des com­munes, être te­nus au cou­rant dès la panne connue. Les gens ont be­soin d’être in­for­més, d’être gui­dés », lâche-t-il. Une ap­pli­ca­tion existe pour­tant « Ene­dis à mes cô­tés » mais ju­gée in­suf­fi­sante. « Si les gens sa­vaient qu’une panne était en cours, ils se­raient tout de suite ras­su­rés et pren­draient leurs dis­po­si­tions. Nous, der­rière, on peut éga­le­ment les gui­der. » Les pannes de cou­rant sont dé­sor­mais mon­naie cou­rantes dans le Golfe, en rai­son de la vé­tus­té du ré­seau, des fortes cha­leurs et de l’ac­croi­se­ment de po­pu­la­tion, en pé­riode es­ti­vale. Des pa­ra­mètres connus qui n’ex­cusent rien. « C’est la même chose chaque an­née. On sait pour­quoi il y a des pannes. On de­vrait pou­voir an­ti­ci­per main­te­nant ! »Et d’ajou­ter : « Nous n’al­lons pas nous lais­ser faire car nous sommes quelques maires à ne plus pou­voir le sup­por­ter. »

Phi­lippe Leo­nel­li exige da­van­tage de trans­pa­rence de la part de Ene­dis.

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