En ca­nar­do­cra­tie...

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Détente -

Chaque mer­cre­di on ap­porte la confir­ma­tion : la France n’est pas une mo­nar­chie ré­pu­bli­caine ni même une dic­ta­ture par­le­men­taire mais une ca­nar­do­cra­tie. Des af­faires Fillon qui ont confis­qué l’al­ter­nance à la droite au ré­cent re­non­ce­ment d’un an­cien garde des Sceaux qui al­lait sié­ger au Conseil consti­tu­tion­nel, c’est le pal­mi­pède sa­ti­rique qui fait dé­sor­mais la loi chez nous en me­nant des en­quêtes et en pu­bliant des do­cu­ments que les bras sé­cu­liers pré­fé­raient gar­der sous le coude ou ne connais­saient pas. L’in­dis­cré­tion ma­niée par ces confrères qui n’ont peur de rien ni de per­sonne est comme l’amour d’une mère chan­tée par Vic­tor Hu­go. Cha­cun en a sa part et tous l’ont tout en­tier. Qu’il s’agisse de ma­gouilles im­mo­bi­lières, de fa­vo­ri­tisme fa­mi­lial, d’em­plois fic­tifs, des stock op­tion tou­chés par une mi­nistre du Tra­vail ou d’une sau­te­rie de M. Ma­cron à Las Ve­gas fac­tu­rée   € aux contri­buables, tout ce qui dans le pas­sé des po­li­tiques est sus­cep­tible de com­pro­mettre leur ave­nir ne sau­rait échap­per au seul pé­rio­dique fran­çais à voir aug­men­ter chaque an­née son ca­pi­tal sans ja­mais faire ap­pel à la pu­bli­ci­té. Ce qui est grave dans ces af­faires n’est pas tant que le « ca­nard dé­chaî­né » mette le doigt là où ça fait mal mais que sans lui on ne sau­rait sans doute rien de tout ce qu’il faut sa­voir et que les ci­toyens vi­vraient dans une obs­cu­ri­té to­tale au lieu de la trans­pa­rence

clai­ron­née.

Le billet de Phi­lippe Bou­vard

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