Ga­gner, et vite !

A quelques jours d’un dé­pla­ce­ment his­to­rique à Naples, le Gym doit faire le plein à la mai­son

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Sports - VINCENT MENICHINI

Pour Nice, il y a une vie en de­hors de la Ligue des cham­pions, même s’il faut bien re­con­naître qu’on ne parle que d’elle. Naples, ce bar­rage his­to­rique, la fo­lie du San Pao­lo, la musique qui va bien à l’en­trée des équipes : ce soir, il fau­dra mettre tous les ar­ti­fices de cô­té pour bien lan­cer la sai­son en Ligue 1, une se­maine après le couac à SaintE­tienne (1-0). Car, ce fut une pre­mière tuile, compte te­nu de la maî­trise af­fi­chée tout au long du match. De la maî­trise, certes, mais sur­tout une in­ca­pa­ci­té à se créer des oc­ca­sions franches. Dans le Fo­rez, les Ni­çois ont joué à la ba­balle, mais ont man­qué de tran­chant dans le camp ad­verse pour pré­tendre dés­équi­li­brer une équipe qui s’est re­cro­que­villée de­vant sa cage et l’a bien fait. Va­len­tin Eys­se­ric par­ti, c’est Al­lan Saint-Maxi­min qui de­vrait être char­gé de l’ani­ma­tion du cô­té gauche de l’at­taque du Gym, dans un re­gistre qui dif­fère de ce­lui de son pré­dé­ces­seur, à l’aise tech­ni­que­ment et sou­vent at­ti­ré par le coeur du jeu. Après des mois d’at­tente, Lu­cien Favre tient en­fin ce gar­çon vé­loce, ca­pable de per­cu­ter balle au pied et pas mal­adroit de­vant le but. Ache­té 10 mil­lions d’eu­ros, soit le plus gros trans­fert de l’his­toire du club, l’an­cien Mo­né­gasque est at­ten­du ce soir pour sa pre­mière à l’Al­lianz Ri­vie­ra, comme il le se­ra tout au long de la sai­son. Le prix qu’il a coû­té, tout comme son sta­tut de grand es­poir du foot­ball fran­çais, vont l’es­cor­ter mais ce­la ne doit pas lui pe­ser au sein d’une for­ma­tion tour­née vers le jeu et le plai­sir. Sou­hai­tons­lui un des­tin à la Loïc Ré­my et non à la Matt Mous­si­lou, qui vé­curent, de ma­nière op­po­sée, avec l’éti­quette du « plus gros trans­fert de l’his­toire du Gym ».

Snei­j­der pas en­core prêt

Concer­nant Wel­sey Snei­j­der, l’autre re­crue de la se­maine, c’est en­core l’heure des ré­glages. La star néer­lan­daise s’est en­traî­née à part, hier ma­tin. Il pour­suit son tra­vail de re­prise spé­ci­fique et son af­fû­tage avec l’es­poir d’in­té­grer le groupe pour le dé­pla­ce­ment à Naples. Il se­ra pré­sen­té avant le match aux sup­por­ters. Pour le reste, Lu­cien Favre n’a pas pré­vu de cham­bou­ler ses plans, ce qui n’est d’ailleurs pas dans ses ha­bi­tudes. Quand le tech­ni­cien suisse trouve son onze, il n’opère que très peu de chan­ge­ments, ce qui ne fait pas tou­jours les af­faires des rem­pla­çants. Contre Troyes, qui aime tou­jours jouer au bal­lon, il va ré­cu­pé­rer Jean-Mi­chaël Se­ri, ce­lui par qui la lu­mière vient. Ce­lui qui peut chan­ger la face d’un match sur une passe ou une prise de balle. Ce­lui que Bar­ce­lone suit de très près, ce qui n’amuse pas du tout Lu­cien Favre, qui n’ima­gine pas une seule se­conde de faire sans son Maes­tro. Le joueur, lui, a un rêve de­puis sa plus tendre en­fance à Abid­jan : jouer un jour avec le maillot blau­gra­na sur les épaules. En at­ten­dant éven­tuel­le­ment de l’exau­cer, Se­ri re­prend la main, avec l’am­bi­tion de gui­der le Gym vers un pre­mier suc­cès en match of­fi­ciel cette sai­son. Avant Naples , il y a Troyes ! C’est certes moins clin­quant, mais tout aus­si im­por­tant.

(Pho­to Cy­ril Do­der­gny)

Après trois matchs of­fi­ciels, les Ni­çois n’ont tou­jours pas ob­te­nu de suc­cès cette sai­son.

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