Dé­but du re­mue­mé­nage au port des Ma­rines

Co­go­lin Les places de port ont com­men­cé à être com­mer­cia­li­sées lun­di en vue de la re­prise en ré­gie des Ma­rines par la ville, ef­fec­tive au 1er jan­vier 2018. Non sans re­mous...

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Front Page - Dos­sier : CLÉMENCE DUPONT cdu­pont@ni­ce­ma­tin.fr Pho­tos : SOPHIE LOUVET

Mardi ma­tin, lo­cal du conseil d’ad­mi­nis­tra­tion de la ca­pi­tai­ne­rie. Foire d’em­poigne dans la course aux places de port. Trois sa­la­riés de YinYong, so­cié­té choi­sie par la Ville pour leur com­mer­cia­li­sa­tion, sont pour le moins dé­bor­dés. Sur un coin de table, un plan grand for­mat des nou­veaux em­pla­ce­ments. En face, un ta­bleau blanc, sur le­quel les pro­prié­taires de ba­teau ins­crivent leur nom avant d’être ap­pe­lés afin d’être ren­sei­gnés. « Or­ga­ni­sa­tion dé­plo­rable », « ab­sence d’in­for­ma­tions », les plai­san­ciers en at­tente sont ex­cé­dés.

« Par bouche-ào­reille »

« Un ami a ré­ser­vé lun­di un em­pla­ce­ment et ver­sé les 10% du mon­tant. Sauf qu’entre deux, sa place a été re­ven­due à quel­qu’un d’autre. Ils ont fi­na­le­ment trou­vé une so­lu­tion, mais c’est ubuesque », lâche l’un d’eux. Il faut dire que rien n’est in­for­ma­ti­sé sur place. Pas d’im­pri­mante, pas in­ter­net. « Je peux avoir un exem­plaire du contrat ?», de­mande l’un. «Cen’est­pas pos­sible tout de suite » ,les sa­la­riés sont en l’at­tente d’une... troisième mou­ture du­dit contrat. Le plai­san­cier au­ra au moins eu la chance d’être au cou­rant de ce qui se tra­mait der­rière ces murs. Car à moins de se ren­car­der au­près de la ca­pi­tai­ne­rie bien char­gée, dif­fi­cile de sa­voir que dans c’est dans ce lo­cal que tout se joue. Beau­coup n’ont pas lu, ou re­çu, le der­nier ma­ga­zine mu­ni­ci­pal Terre-Mer, qui, dans un en­cart de sa page 15, an­non­çait une pré-com­mer­cia­li­sa­tion des places à par­tir de ce mardi, quai de la Ga­liote. Fi­na­le­ment, elle a dé­mar­ré lun­di, dans ce lo­cal. Beau­coup d’autres « sont en va­cances », et risquent d’ap­prendre la nou­velle à la ren­trée, dé­plorent des plai­san­ciers. Ils de­vront se dé­pê­cher pour pro­fi­ter de la pro­mo qui court jus­qu’au 30 sep­tembre sur les ga­ran­ties d’usage de 10, 20 et 35 ans.« Nous n’avons eu au­cune in­for­ma­tion, je l’ai ap­pris par le bouche-ào­reille », s’agace un plai­san­cier, dé­jà pro­prié­taire d’un ba­teau au port.

« Ren­dez-vous avec le di­rec­teur »

« Je croyais que la vente se dé­rou­le­rait dans un lo­cal sur le quai » s’in­ter­roge un pro­fes­sion­nel, qui a ap­pris le lan­ce­ment de la pré­com­mer­cia­li­sa­tion « par des clients ». « Pour les pro­fes­sion­nels, il faut prendre ren­dez-vous avec le di­rec­teur », est-il in­for­mé après avoir pa­tien­té. « Mais je ne sais pas qui est votre di­rec­teur moi ! », sou­lève-t-il, avant de se voir re­mettre la carte de vi­site du­dit res­pon­sable... « Ama­teu­risme » , en­tend-on. Un autre pro­fes­sion­nel at­tend des ren­sei­gne­ments, en plein casse-tête. Et pour cause, ache­ter deux places plus pe­tites lui re­vient 30 % moins cher qu’en ache­ter une grande. La lo­gique des ta­rifs lui échappe. Si la plu­part ont bais­sé, c’est l’ex­plo­sion en ce qui concerne les ca­ta­ma­rans. « Ce­la équi­vaut pour notre cas à une hausse de plus de 70% par rap­port à avant ! », s’in­quiète-t-il. Une « er­reur » con­cer­nant les ta­rifs rec­ti­fiée jeu­di, as­sure la Ville.

Les tra­vaux dans le port vont per­mettre l’ac­cueil de deux yachts de  mètres de longue ur, contre  m maxi au­pa­ra­vant.

Il fal­lait s’ar­mer de pa­tience et de to­lé­rance mardi dans une salle des ventes pleine à cra­quer.

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