M. Mau­duit : « tout s’est re­la­ti­ve­ment bien pas­sé »

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - L’info Du Jour -

Mi­chelle Mau­duit est pré­si­dente de la So­cié­té ano­nyme du port de plai­sance-Ma­rines Co­go­lin (SAPP). Avec la re­prise en ges­tion di­recte par la Ville, la SAPP s’est vue pri­ver de ses deux der­nières an­nées de conces­sion.

Les ac­tion­naires ac­tuels dont le contrat est rom­pu pré­ma­tu­ré­ment sont-ils as­su­rés d’avoir une place ?

Les  amo­dia­taires avec ba­teau sont prio­ri­taires. Les  qui n’ont pas de ba­teau ne peuvent bé­né­fi­cier de la prio­ri­té. On leur a clai­re­ment in­di­qué qu’il fal­lait qu’ils se po­si­tionnent ra­pi­de­ment. Je le leur ai rap­pe­lé via un cour­rier cette se­maine.

Et les autres ?

Ça ne de­vrait pas po­ser pro­blème, car les  places sup­pri­mées sont celles des amo­dia­taires qui n’avaient pas de ba­teau. S’ils ne re­prennent pas de ga­ran­tie d’usage, ils perdent leur prio­ri­té.

C’était une sa­crée pa­gaille, mardi...

Pour la si­tua­tion de cha­cun, tout ce­la crée une pré­ca­ri­té qui in­quiète. La foule se pres­sait, la ca­pi­tai­ne­rie est très sol­li­ci­tée. Leur lo­cal n’était pas prêt, on a donc ac­cueilli la so­cié­té YinYong à la ca­pi­tai­ne­rie. Mais il y avait tel­le­ment de monde que nous avons mis à leur dis­po­si­tion la salle du conseil d’ad­mi­nis­tra­tion. Ce n’est pas à nous de faire la pro­mo­tion des ventes, on ne veut pas se sub­sti­tuer à la mai­rie. Mais j’es­saye de faire en sorte de­puis le dé­part que tout se passe au mieux pour tous les usa­gers, - nous avons éga­le­ment pré­pa­ré un cour­rier pour les lo­ca­taires. J’en ai ré­fé­ré au di­rec­teur de ca­bi­net du maire hier : il fal­lait ab­so­lu­ment faire quelque chose pour eux. Ils vont donc créer une se­conde liste de prio­ri­taires. Ils sont dans le port, on ne va pas les mettre de­hors. Ce n’est pas l’in­ten­tion de la mai­rie d’ailleurs, mais c’est plus un dé­faut d’in­for­ma­tion qu’autre chose.

Qu’en est-il du re­cours de la SAPP contre la rup­ture an­ti­ci­pée du contrat ?

Il est vrai que M. Lan­sade, avant son élec­tion, m’avait clai­re­ment dit qu’il ne tou­che­rait pas à la conces­sion. C’était un grand sou­la­ge­ment. Ils en ont fi­na­le­ment dé­ci­dé au­tre­ment. Notre conseil d’ad­mi­nis­tra­tion a donc in­tro­duit une ins­tance. Quand toutes les clauses du pro­to­cole qui vient d’être conclu se­ront exé­cu­tées, nous la re­ti­re­rons.

Quelles contre­par­ties avez-vous ob­te­nu ?

La mai­rie pro­pose une pé­riode pro­mo­tion­nelle sur les ga­ran­ties d’usage jus­qu’au  sep­tembre, va­lable aus­si pour les lo­ca­taires. Nous avons par ailleurs ob­te­nu un qui­tus tech­nique de toutes les ins­tal­la­tions du port, qu’ils re­prennent en l’état. Et une in­dem­ni­sa­tion d’un ,M€ pour la so­cié­té. Le mon­tant par ac­tion­naire se­ra connu au mo­ment de la li­qui­da­tion, au cours du pre­mier tri­mestre . En­fin, les  sa­la­riés sont re­pris par la ré­gie.

Avez-vous été as­so­ciée au nou­veau pro­jet ?

Au dé­part pas tel­le­ment, mais nous avons lais­sé tra­vailler le sous-di­rec­teur tech­nique, as­sez proche de la com­mune. Tout s’est re­la­ti­ve­ment bien pas­sé. Il a par­fois dû al­ler cher­cher les in­for­ma­tions, mais le tra­vail de tran­si­tion se passe bien.

(Pho­to S.Ch.)

Mi­chelle Mau­duit, pré­si­dente de la SAPP. Sa mis­sion se ter­mi­ne­ra au port au  dé­cembre.

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