Pal­miers : la lutte contre les cha­ran­çons conti­nue

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Cavalaire - S. CH.

Jean-Mi­chel Bat­tin exerce la pro­fes­sion de jar­di­nier for­ma­teur. Son épouse, Li­sa Ber­trand est bio­lo­giste. Les deux spé­cia­listes, ba­sés à Ca­va­laire, étaient les in­vi­tés de l’as­so­cia­tion du Co­mi­té de sau­ver­garde de la Baie, pré­si­dée par Hen­ri Bon­homme, à l’oc­ca­sion de son as­sem­blée gé­né­rale. In­vi­tés à li­vrer les conclu­sions de leur tra­vail em­pi­rique, le couple a cap­ti­vé l’au­di­toire réunis à la salle des fêtes. Quelque 250 per­sonnes avaient pris place. Etaient pré­sents cette an­née, le maire Phi­lippe Leo­nel­li, des élus, ain­si que des agents mu­ni­ci­paux. Le thème : la sau­ve­garde des pal­miers me­na­cés par le cha­ran­çon rouge.

Le pa­pillon, un fléau ma­jeur

Il sem­ble­rait que l’on soit en me­sure de contrô­ler, voire de ré­duire le développement des cha­ran­çons que l’on trouve es­sen­tiel­le­ment sur les pal­miers Phoe­nix des Ca­na­ries. « La lutte in­té­grée qui met en oeuvre les tech­niques à notre dis­po­si­tion : la sur­veillance, le diag­nos­tic et le trai­te­ment, com­mence à por­ter ses fruits », ex­plique le couple. Seul le pa­pillon reste un nui­sible as­sez te­nace et ré­sis­tant. Les 72 pal­miers ap­par­te­nant à la com­mune sont trai­tés une fois par mois, du­rant la nuit, afin de ne pas gê­ner la cir­cu­la­tion. Une car­to­gra­phie des pal­miers de la com­mune est te­nue à jour, ce qui per­met de suivre avec pré­ci­sion leur état sa­ni­taire, mais aus­si les abat­tages qui sont en­core nom­breux, une di­zaine en 2017. Pour les pal­miers si­tués dans les pro­prié­tés pri­vées, il est fait un re­cen­se­ment qui per­met d’exer­cer éga­le­ment un sui­vi car­to­gra­phique, afin que les su­jets conta­mi­nés soient iden­ti­fiés, que leur pro­prié­taire soit in­for­mé de leurs obli­ga­tions de trai­te­ment, et que les ser­vices de l’État concer­nés soient aver­tis. Dans l’as­sis­tance, une per­sonne a in­ter­ro­gé : « Certains pro­fes­sion­nels un manquent de connais­sances qui conduisent à des er­reurs de diag­nos­tic. La mu­ni­ci­pa­li­té de­vrait mettre ses com­pé­tences en ma­tière de diag­nos­tic et trai­te­ment ». M. Bat­tin a rap­pe­lé qu’il fal­lait faire ap­pel à des pro­fes­sion­nels agréés. Le site de la Di­rec­tion de l’ali­men­ta­tion, de l’agri­cul­ture et de la fo­rêt de la ré­gion PA­CA donne la liste des en­tre­prises agréées.

Les moyens de lutte

Se­lon l’ex­pert, l’ar­se­nal ef­fi­cace à uti­li­ser dans la li­mi­ta­tion de la perte des pal­miers est com­po­sé, outre les prin­cipes de bon sens, « de l’uti­li­sa­tion de la confu­sion sexuelle, de pose de fi­let-glu, et de bio-contrôle pré­ven­tif et cu­ra­tif. » Dans ce der­nier cas de fi­gure, il s’agit d’in­tro­duire des pa­ra­sites et des pré­da­teurs, ou des élé­ments pa­tho­gènes (cham­pi­gnons, bac­té­ries, vi­rus, né­ma­todes).

(Pho­to DR)

Le pal­mier est sur le lit­to­ral mé­di­ter­ra­néen at­ta­qué par le cha­ran­çon rouge et le pa­pillon pal­mi­vore.

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