The Ave­ner aux Aoûtiennes à Bandol

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - I'été -

À l’age de 5 ans, le Ni­çois Tris­tan Ca­sa­ra est chez des amis de sa mère quand il aper­çoit un pia­no au fond de la pièce. C’est la pre­mière fois qu’il en voit un. Comme at­ti­ré par cette ob­jet ma­gique, il s’ap­proche, l’ouvre, et joue quelques notes. En sor­tant de l’ap­par­te­ment, il dit im­mé­dia­te­ment à sa mère : “Ma­man, je veux faire du pia­no”. Il est alors ins­crit dans une école de mu­sique très tôt. Pen­dant long­temps, sa vie, c’est le pia­no. Là-bas, il étu­die la struc­ture, la mu­si­ca­li­té, le lan­gage, et tout ce qu’im­plique la mu­sique. Clas­sique d’abord. Sauf que l’ado­les­cence passe par là. Comme une forme de re­bel­lion, Tris­tan dé­laisse peu à peu Bach et Cho­pin, fas­ci­né par le ver­sant ex­pé­ri­men­tal de l’élec­tro. Avec des mecs comme Amon To­bin et Aphex Twin, il trouve une ré­so­nance avec la mu­sique clas­sique qu’il fait. Des choses dé­struc­tu­rées, dis­so­nantes. Il re­trouve ça dans la mu­sique élec­tro­nique, mais avec da­van­tage de pêche, et des sons com­plè­te­ment nou­veaux. C’est le dé­clic. Il ar­rète le pia­no et de­mande des pla­tines. Il aime le cô­té sombre de l’elec­tro. Fa­vo­rise le mi­neur plu­tôt que le ma­jeur de la mu­sique. Il s’en­ferme seul en stu­dio, re­trouve l’es­prit un peu sale, un peu abi­mé, un peu égoïste de la mu­sique de club. En 2014, Tris­tan de­vient The Ave­ner. La suite... on la connaît ! Le mu­si­cien DJ se­ra ce soir au fes­ti­val Les Aoûtiennes, or­ga­ni­sé par le groupe Nice-Ma­tin et Mo­na­co Live Pro­duc­tion.

The Ave­ner au fes­ti­val Les Aoûtiennes à Bandol. h. Stade Andre-De­fer­ra­ri. Ta­rifs : de  à  Rens. www.le­saou­tiennes.com

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