Kévin Mayer dieu du stade

Le dé­cath­lo­nien a of­fert sa deuxième mé­daille d’or à la France. His­to­rique

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Front Page -

Le Fran­çais Ke­vin Mayer, vice-cham­pion olym­pique, a été sa­cré cham­pion du monde du dé­cath­lon, en ter­mi­nant les dix épreuves ré­par­ties sur deux jours, avec un to­tal de 8.768 points, à quelques uni­tés de son re­cord de France (8.834). Il rentre dans l’his­toire en de­ve­nant le pre­mier Fran­çais à être sa­cré dans cette dis­ci­pline. Mais pas seule­ment. Il per­met éga­le­ment à la France de dé­cro­cher son deuxième titre lors de ces Mon­diaux-2017 après le sacre de Pierre-Am­broise Bosse sur 800 m mar­di. Ce n’était ja­mais ar­ri­vé. La dé­lé­ga­tion fran­çaise compte au to­tal trois mé­dailles, avec celle en bronze de Re­naud La­ville­nie à la perche. Fa­vo­ri de l’épreuve après la re­traite de l’Amé­ri­cain Ash­ton Ea­ton, double cham­pion olym­pique (2012 et 2016) et re­cord­man du monde (9.045 points), Mayer a par­fai­te­ment te­nu son rôle et de­van­cé les Al­le­mands Ri­co Frei­muth (8.564 pts) et Kai Kaz­mi­rek (8.488 pts). Sur les dix épreuves, Mayer a bat­tu à trois re­prises ses re­cords per­son­nels (10.70 sur 100 m, 48.26 sur 400 m et 13.75 sur 110 m haies) et a même été, à un mo­ment, sur les bases pour pas­ser la my­thique barre des 9.000 points, que seuls Ea­ton (9.045 et 9.039) et le Tchèque Ro­man Se­brle (9.026) ont dé­pas­sé.

Frayeur à la perche

Le Mont­pel­lié­rain d’adop­tion a connu une très grosse frayeur lors de son con­cours du saut à la perche, pour­tant l’un de ses points forts, en pas­sant au 3e et der­nier es­sai 5,10 m, avec une barre qu’il a ef­fleu­rée, évi­tant le zé­ro poin­té. Mais comme tou­jours, Ke­vin Mayer s’est trans­cen­dé pour par­ve­nir à ses fins. Il a ter­mi­né le 1500 m en 4’36‘’73 alors qu’il au­rait dû cou­rir au­tour de 4 min 26 pour battre son re­cord de France. Mais là n’était pas le plus im­por­tant pour le dé­cath­lo­nien, « sou­la­gé sur­tout d’en avoir ter­mi­né ». « Ces deux jours ont été en même temps le pa­ra­dis et l’en­fer, je n’avais qu’une idée, c’était d’en fi­nir. Je n’ar­rive pas à réa­li­ser que je suis cham­pion du monde, j’étais tel­le­ment stres­sé que je n’étais pas fa­cile à vivre avec mes proches. », a-t-il confié au mi­cro de France Té­lé­vi­sion. Je re­mer­cie tous les gens qui m’en­tourent, mon staff. Ils ont fait un énorme tra­vail ».

er (Pho­to AFP)

Ke­vin Mayer est le Fran­çais de l’his­toire à être sa­cré dans cette dis­ci­pline.

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